2025

Portrait des activités internationales des cégeps

Direction des affaires internationales

Mots d’introduction

Marie Montpetit

Présidente-directrice générale

La Fédération des cégeps est fière de vous présenter ce Portrait des activités internationales des cégeps. Mis à jour régulièrement depuis 2005, ce portrait permet de mieux saisir l’ampleur et l’évolution de ce qui se fait dans le réseau collégial public du Québec en matière d’internationalisation.

Qu’il s’agisse de nouveaux programmes, de l’accueil d’étudiantes et d’étudiants internationaux, de projets de mobilité pour les personnes étudiantes et le personnel enseignant, ou encore de partage d’expertises, l’internationalisation des activités des cégeps ouvre la porte à des échanges avec de nombreuses communautés. La présence des étudiantes et des étudiants internationaux enrichit l’enseignement, contribue aux milieux d’enseignement pour toute la population étudiante et apporte des bénéfices concrets à la pratique pédagogique.

Les cégeps misent sur l’internationalisation parce qu’elle contribue à former des personnes compétentes, ouvertes sur le monde et conscientes des enjeux locaux et globaux. Accueillir des étudiantes et étudiants internationaux, motivés et prêts à s’investir dans leurs études, est un atout non seulement pour les cégeps, mais aussi pour le Québec, son économie, sa culture, sa langue et la vitalité de ses régions.

Cette édition démontre une fois de plus la contribution des activités internationales au rôle pédagogique et socioéconomique des cégeps. La Fédération des cégeps continuera de soutenir ces initiatives pour que les étudiantes et les étudiants soient mieux préparés à comprendre le monde et à y jouer un rôle actif.

Jacinthe Gagnon

Directrice des affaires internationales

Cette année, le Portrait des activités internationales des cégeps met en évidence non seulement la progression des pratiques, mais aussi la manière dont celles-ci contribuent à positionner le réseau dans un environnement mondial en évolution rapide. On y constate la diversité des initiatives déployées, ainsi que les retombées, tant sur les institutions que sur les expériences étudiante et enseignante.

Les cégeps relèvent habilement tous les défis qui découlent des nombreuses transformations en matière d’internationalisation dans le monde de l’enseignement supérieur. Ils suivent de près l’évolution des projets de mobilité étudiante et enseignante, naviguent à travers les variations en matière de recrutement international, diversifient avec acuité leurs partenariats et mènent des actions de coopération pertinentes et porteuses de sens. Leur approche de l’internationalisation s’adapte selon les contextes sociopolitiques, tout en continuant d’être un levier aidant les étudiantes et les étudiants à enrichir leur parcours d’études, à persévérer et à réussir.

Le réseau des cégeps présente des particularités — régionales, linguistiques — qui influencent la façon dont les activités internationales sont organisées. Malgré cette hétérogénéité, une dynamique commune se dessine : un engagement marqué envers les pratiques innovantes, qu’il s’agisse d’attraction et d’accueil des étudiantes et étudiants internationaux, de formation à distance, d’outils numériques ou d’autres initiatives qui modernisent l’action internationale et renforcent la capacité d’adaptation du réseau.

La reconnaissance internationale du diplôme d’études collégiales (DEC) s’inscrit également dans cette dynamique. Par leurs actions internationales, les cégeps contribuent directement à faire connaître, reconnaître et à valoriser le DEC, un travail de positionnement essentiel dans le secteur de l’enseignement supérieur. Il s’agit d’un enjeu stratégique appelé à prendre encore plus d’importance dans les prochaines années, alors que le réseau continuera d’affirmer la place et la pertinence du DEC sur la scène mondiale.

Je tiens à remercier les 43 cégeps qui ont participé à cette étude sur les activités internationales, ce qui nous a permis d’établir ce Portrait. Je souligne le travail d’analyse réalisé par l’équipe de la Direction des affaires internationales, ainsi que la contribution de M. Olivier Bégin-Caouette, qui a interprété les résultats issus du sondage.

Bonne lecture!

MÉTHODOLOGIE


Ce Portrait se base sur les résultats d’un questionnaire principal soumis en mai 2024 aux 48 cégeps membres de la Fédération des cégeps. Les données compilées portent sur l’année scolaire 2023-2024. Le questionnaire – dont plusieurs questions reprennent celles des études réalisées environ tous les cinq ans depuis 2000 – devait être rempli en ligne à partir de l’outil de sondage SurveyMonkey. Les répondants ont également rempli deux autres questionnaires, au moyen du même outil : un premier portant spécifiquement sur le partage d’expertise et un second demandant des précisions sur le recrutement international. Au total, 42 cégeps ont répondu, soit 87 % des établissements du réseau collégial public. Il s’agit d’un taux de réponse se situant au-dessus de la moyenne pour les six éditions du portrait (98 % en 2020, 92 % en 2014, 81 % en 2010, 88 % en 2005 et 65 % en 2000). Certains cégeps n’ont pas répondu à l’ensemble des questions.

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L'ORGANISATION
DES ACTIVITÉS INTERNATIONALES

L’organisation des activités internationales repose sur la reconnaissance de leur importance. Elle passe par la création d’une structure claire, leur présence dans des documents officiels et l’attribution de responsabilités et de ressources adaptées à leurs objectifs. Elle vise à intégrer l’international au cœur des pratiques de l’établissement.

L’internationalisation des cégeps comprend plusieurs secteurs d’activité : la mobilité étudiante, la mobilité enseignante, l’attraction et l’accueil d’étudiantes et d’étudiants internationaux, l’internationalisation des programmes et le partage d’expertise.

Les faits saillants

L'attraction et l'accompagnement

d’étudiantes et étudiants internationaux et la mobilité étudiante étaient toujours considérés comme les secteurs d’activité les plus importants par les cégeps.

Le partage d'expertises

était aussi jugé comme important, comme en témoigne la croissance de 7 % du nombre de projets au cours des cinq dernières années.

 

69
%
des cégeps

attribuaient les responsabilités relatives aux activités internationales à une seule direction ou à un seul service.

La gestion des activités internationales

Divers modèles prévalent lorsqu’il est question de l’organisation des activités internationales dans les cégeps. Un modèle plus centralisé facilite la coordination, la cohérence et le financement des activités. Une approche favorisant la décentralisation engage un nombre plus important de membres du personnel dans l’intégration de l’internationalisation au sein de l’établissement.

L’institutionnalisation des activités internationales dans les cégeps a commencé dans les années 2000. Bien qu’un modèle centralisé – soit le regroupement des activités internationales sous une seule direction – a prévalu en 2005 dans 51 % des cégeps, la proportion de cégeps ayant adopté ce modèle était généralement sous la barre des 50 % entre 2000 et 2019. Le niveau de décentralisation le plus important a été observé en 2014 alors que 68 % des cégeps avaient une gestion décentralisée. Le Portrait actuel montre un retour à une approche centralisée, alors que la centralisation des activités s’opère dans 69 % des cégeps répondants.

La responsabilité des activés internationales

Parmi les cégeps qui ont centralisé la gestion et l’organisation des activités internationales, les principaux services ou directions responsables étaient les bureaux ou services internationaux, la direction des études et la direction responsable des affaires étudiantes et de l’international.

Dans les 13 cégeps qui attribuaient la responsabilité des activités internationales à différents services ou directions, les principaux impliqués étaient la direction des études, la direction générale, la direction des affaires étudiantes et la direction des communications.

Peu importe la structure de gestion adoptée, dans la plupart des cégeps, la prise de décisions entourant les dossiers prioritaires ou majeurs relatifs aux activités internationales relevait de la direction des études, du comité de direction ou de gestion (régie) et/ou de la direction générale. Deux ou trois de ces instances décisionnelles étaient impliquées dans 43 % des cégeps.

Les ressources humaines déployées

Les cégeps consacrent de plus en plus de ressources humaines à la réalisation du processus d’internationalisation. En 2024, 90 % des cégeps affirmaient qu’au moins un cadre (personnel de direction ou de direction adjointe ou personnel de coordination) se consacrait aux activités liées à l’internationalisation. Cela représente une hausse par rapport aux années précédentes alors que cette proportion était de 84 % en 2019. Une hausse respective de 9 et 11 points de pourcentage est aussi observée pour le personnel de soutien technique et le personnel enseignant. Une diminution de 10 points de pourcentage est cependant notée quant au pourcentage de cégeps au sein desquels au moins un membre du personnel professionnel est impliqué dans les activités internationales.

La reconnaissance institutionnelle de l’internationalisation

 

Bien que la reconnaissance institutionnelle des activités internationales dans les documents officiels des établissements tende à fluctuer au fil du temps, elle demeurait présente en 2024, notamment dans les plans stratégiques et les politiques internationales. On observe néanmoins une baisse de référence dans quelques documents institutionnels au cours des dernières années.

En 2024, certains cégeps avaient aussi des plans et procédures spécifiques aux activités internationales, incluant des plans et procédures pour le recrutement, la sélection, l’admission et l’intégration des étudiantes et étudiants internationaux, des plans de communication et des plans de mesure d’urgence.