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Montréal, le 6 décembre 2019 — La Fédération des cégeps rend publique aujourd’hui une étude qu’elle a demandée à la firme KPMG sur la formation continue qualifiante. Cette analyse économique conclut que la formation des travailleurs offerte dans un contexte structuré — par un établissement d’enseignement, par exemple — est susceptible d’amener les gains les plus importants en matière de productivité pour les entreprises québécoises. Rappelons que l’économie du Québec accuse actuellement un retard important à cet égard par rapport à d’autres économies industrialisées.

« Selon ce que révèle cette étude effectuée par la firme KPMG, la formation continue joue un rôle significatif dans le rehaussement de la productivité, mais aussi, par extension, du niveau de vie. Or, il ressort de cette étude que seules les provinces de l’Atlantique ont actuellement un niveau de vie inférieur à celui du Québec. En ajoutant dans cette équation nos importantes pénuries de main-d’œuvre, le vieillissement de notre population et les défis qui découlent de la transformation de l’économie mondiale, il apparaît de manière plus évidente que jamais que le Québec doit s’appuyer davantage sur la formation continue des travailleurs bien structurée et faire en sorte qu’elle bénéficie d’un cadre adapté afin d’en tirer tous les bénéfices, ce qui n’est pas le cas actuellement », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

La firme KPMG souligne que la majorité des entreprises québécoises comprennent tout le potentiel que recèle la formation de leur personnel en termes de productivité et d’adaptation aux changements technologiques, mais que des contraintes organisationnelles — le manque de ressources financières ou la difficulté de libérer des employés le temps d’une formation, par exemple — constituent des obstacles importants, malgré les obligations légales qui découlent de la Loi sur les compétences (communément appelée Loi du 1 %). La formation structurée mène à des gains plus importants en termes de productivité, mais aussi en primes salariales, donc en rendement sur l’investissement.

Des leçons à l’international

La firme KPMG démontre aussi par des comparaisons internationales que les retombées positives de la formation continue sont tributaires de sa qualité et que, par conséquent, la certification et l’évaluation des acquis jouent un rôle fondamental. L’étude cite d’ailleurs les exemples de la Suisse et celui de Singapour qui pourraient inspirer le Québec. Ainsi, l’exemple du système « dual » suisse présente un modèle de formations qualifiantes permettant une importante participation des entreprises et favorisant la certification professionnelle dans un processus qui tient compte des expériences de travail. Pour leur part, les Singapouriens bénéficient d’un système de formation continue national, qui mise sur la haute qualité de la formation, et au sein duquel l’apprentissage et l’acquisition de nouvelles compétences tout au long de la vie constituent la norme. Nul doute qu’à la lumière de cette étude, le Québec devrait réfléchir sérieusement à réviser son modèle de formation des travailleurs.

L’étude économique sur la formation continue qualifiante, réalisée par KPMG pour la Fédération des cégeps, est disponible sur le site Web de cette dernière. Un sommaire de la même étude peut y être également consulté.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. 

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RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps