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Montréal, le 26 janvier 2021 — Dans le cadre de sa participation aux consultations sur la santé mentale menées au cours des deux prochains jours par le ministère de l’Enseignement supérieur, la Fédération des cégeps entend réitérer l’importance qu’accordent les cégeps à la bonne santé mentale de leur population étudiante et proposer des solutions pour agir davantage sur les facteurs qui menacent l’équilibre psychologique des étudiantes et des étudiants collégiaux. Alors que la prévalence des symptômes de détresse psychologique a connu une hausse significative dans la communauté étudiante — une situation que la crise sanitaire actuelle pourrait encore aggraver —, la Fédération recommande notamment d’accorder aux cégeps un financement adéquat et stable afin qu’ils puissent bonifier leur offre de services de soutien psychosocial à l’intention des étudiants et des étudiantes. Des sentinelles, des travailleurs et des travailleuses de corridor, de même que du personnel technique et professionnel doivent notamment être embauchés, ce qui nécessiterait une injection budgétaire estimée à 5 millions de dollars. Une meilleure collaboration des ministères concernés, entre eux et avec les établissements du réseau collégial public, ainsi qu’entre les réseaux de la santé et collégial, constitue également une voie à exploiter plus résolument, estime la Fédération.

« Si la question de la santé mentale de la population étudiante préoccupe les cégeps depuis toujours, la situation actuelle met plus que jamais l’emphase sur les risques de détresse psychologique chez nos étudiants et nos étudiantes. Nous avons d’ailleurs mis en place, dès l’hiver 2020, un comité sur l’anxiété et le stress pour identifier les bonnes pratiques en cette matière. Nous nous réjouissons de pouvoir aujourd’hui proposer des solutions dans le cadre de ces consultations sur la santé mentale afin que les cégeps disposent de moyens pour mieux agir et que tous les acteurs concernés puissent travailler davantage de concert pour assurer le bien-être psychologique de nos jeunes », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

Plus de 280 personnes, regroupées au sein du Réseau intercollégial des intervenants psychosociaux (RIIPSO), interviennent directement auprès des étudiants et des étudiantes aux prises avec des problèmes de santé mentale ou d’ordre psychosocial, ou vivant une détresse psychologique. La Fédération croit que le nombre de ces professionnels et professionnelles doit augmenter à travers un meilleur financement, mais également par le déploiement de mesures favorisant le recrutement et la rétention de ces membres du personnel. Ces services de soutien psychosocial devront également être mieux connus de la population étudiante.

Au cours de ces consultations, la Fédération proposera aussi de tout mettre en œuvre pour créer des environnements physiques, sociaux, numériques et scolaires sécuritaires, fonctionnels, accessibles et inclusifs, réduisant les facteurs de stress et répondant aux besoins de tous les membres de la communauté étudiante. Développer des activités de la vie étudiante pour permettre aux étudiantes et aux étudiants de tisser des liens entre eux, d’avoir des échanges d’idées authentiques, et de renforcer le sentiment d’appartenance au milieu collégial, constitue également une solution susceptible de favoriser le maintien d’une bonne santé mentale au sein de la population étudiante, estime aussi la Fédération.

En définitive, la Fédération suggère d’adopter une approche systémique, pour agir à la fois sur les déterminants personnels des individus (compétences sociales, habitudes de vie, situation financière, appartenance à un groupe minoritaire, organisation familiale, etc.) et sur les déterminants liés au contexte des études collégiales (soutien des membres de la collectivité collégiale, effets de la santé mentale sur les études, qualité de la relation pédagogique et climat d’étude, charge de travail, transition entre le secondaire et le collégial, conciliation études-travail, par exemple).

La Fédération souhaite par ailleurs que le gouvernement prévoie, au sortir de la crise sanitaire, des mesures spécifiques pour gérer les conséquences de celle-ci en matière de santé mentale des étudiants et des étudiantes, puisqu’il faudra favoriser le rétablissement des contacts humains en présence, déconstruire des peurs induites par la pandémie et demeurer aux aguets quant à la possibilité que certains jeunes aient développé des troubles associés au choc post-traumatique.

Enfin, jugeant que la santé mentale est un enjeu indissociable de celui de la réussite scolaire, la Fédération espère voir le gouvernement assurer l’arrimage des résultats des travaux que le ministère de l’Enseignement supérieur et elle-même mènent sur cette dernière question avec ceux qui seront issus des consultations sur la santé mentale des étudiants.

On peut consulter sur son site Web les positions que fera valoir la Fédération dans le cadre de ces consultations du ministère de l’Enseignement supérieur.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives.

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RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps