Communiqués
Mémoires et avis
Textes d’opinion
Autres
2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
Résultat(s)

Filtres sélectionnés:

50e anniversaire du décès de Mgr Alphonse-Marie Parent

Québec, le 7 octobre 2020 — En ce jour du 50e anniversaire du décès de Monseigneur Alphonse-Marie Parent, la Fédération des cégeps et le réseau de l’Université du Québec souhaitent rappeler son apport considérable à l’établissement des fondations du système d’éducation du Québec moderne ainsi qu’à la démocratisation de l’enseignement supérieur, et proposent de s’en inspirer pour faire face aux défis touchant notre avenir collectif.

Si l’histoire a retenu le nom de Mgr Parent, c’est grâce à son travail à la tête de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement dans la province de Québec. Au cœur d’une période sociale effervescente, la Commission organise des consultations publiques dans huit villes du Québec, où elle reçoit plus 300 mémoires issus de tous les milieux, en plus de mener des entretiens avec de nombreux experts. Après des années de travaux, la Commission propose son diagnostic du système d’éducation, assorti de
576 recommandations.

Audacieuses, ces recommandations reposent sur des valeurs et une vision forte, telles qu’exprimées dans le premier des cinq rapports parus en 1963, et qui résonnent encore dans nos débats contemporains : « Le droit de chacun à l’instruction, idée moderne, réclame que l’on dispense l’enseignement à tous les enfants sans distinction de classe, de race, de croyance; et cela de l’école primaire jusqu’à l’université. L’éducation n’est plus, comme autrefois, le privilège d’une élite. »

À plusieurs égards, le projet de société proposé par la Commission Parent rompt avec le système en place. « Aujourd’hui encore les principes de la Commission Parent sont au fondement de nos institutions modernes d’enseignement, que ce soit la laïcité, la démocratisation des savoirs, l’autonomie institutionnelle ou la liberté académique. Ce projet précisait aussi qu’il est de la responsabilité de l’État d’assurer les conditions pour que la mission d’éducation soit pleinement rendue à tous les Québécois et à toutes les Québécoises », rappelle Mme Johanne Jean, présidente de l’Université du Québec.

Pour se donner encore davantage les moyens de ses ambitions, une innovation sociale avait été suggérée et retenue par le gouvernement : doter le Québec de deux nouveaux réseaux consacrés à l’enseignement supérieur, qui se déploieraient, de façon complémentaire dans toutes les régions, au plus près des milieux de vie de la population : le réseau des cégeps (en 1967) et celui de l’Université du Québec (en 1968).

Alors que la population québécoise ne passe alors, en moyenne, que neuf ans sur les bancs d’école, la création de ces nouveaux établissements et la réforme en éducation changeront à jamais le visage du Québec. En 50 ans, la part de la population détenant un diplôme universitaire a été multipliée par quatre. Et grâce aux cégeps, qui ont depuis permis à plus de deux millions de personnes d’obtenir un diplôme collégial, le Québec occupe désormais le premier rang en matière de diplomation postsecondaire au Canada.

« Monseigneur Parent a fait preuve d’une ouverture d’esprit exceptionnelle en donnant suite à la recommandation qui visait à créer le cégep, une idée que les membres de la Commission jugeaient eux-mêmes particulièrement audacieuse. Cette décision s’inscrivait dans un grand mouvement de démocratisation de l’enseignement au Québec, dans une volonté de doter toutes les Québécoises et tous les Québécois de chances égales d’accomplissement personnel et professionnel. Depuis, l’évidente contribution du réseau collégial public à la hausse du savoir chez les individus et au progrès du Québec et de toutes ses régions a illustré à quel point Mgr Parent et ses collègues de la Commission ont fait un choix déterminant pour le Québec. Un choix auquel nous devons collectivement continuer de faire honneur, en donnant à ce réseau les moyens de se développer et en amenant un plus grand nombre de jeunes à y poursuivre des études », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

Malgré les avancées majeures, les ambitions qui animaient Mgr Parent et les membres de la Commission doivent en effet demeurer. À l’horizon de 2024, c’est plus des trois quarts des nouveaux emplois qui exigeront une formation de niveau collégial et universitaire. Pourtant l’accessibilité et la réussite aux études supérieures posent toujours des défis pour certains groupes de la population, que ce soit pour ceux n’ayant pas de modèle dans leur famille, les garçons, les personnes issues de milieux socioéconomiques faibles, les Autochtones ou encore les personnes déjà en emploi.

Alors que la crise actuelle nous invite à repenser nos façons de faire et à nous projeter dans l’avenir, inspirons-nous des bâtisseurs de cette époque qui osaient voir grand, voir loin et se donner les moyens de leurs ambitions.

Il est possible de visionner une conférence de M. Guy Rocher, membre survivant de la Commission Parent, qui traite notamment des travaux de cette dernière dans le cadre du congrès de la Fédération des cégeps, ainsi que des vidéos portant sur le rapport Parent sur le site de l’Université du Québec à Montréal.

 À propos du réseau de l’Université du Québec

Depuis 50 ans, nous sommes l’Université du Québec. Un réseau collaboratif francophone, ouvert sur le monde et riche de sa diversité, qui fait grandir tout le Québec par l’accessibilité et la qualité de ses formations, par l’excellence et le rayonnement de ses recherches et par la force et la variété de ses partenariats. Pour répondre aux défis actuels posés à nos sociétés, près de 3 000 professeurs créent, transfèrent et mobilisent des connaissances, dans tous les domaines, positionnant le réseau parmi les dix universités canadiennes ayant le plus grand volume de recherche.

Chaque année, les dix établissements accueillent le tiers des étudiants universitaires du Québec. Au total, près de 100 000 étudiants fréquentent l’un ou l’autre des 1 300 programmes offerts aux trois cycles d’études par l’Université du Québec à Montréal, l’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec à Chicoutimi, l’Université du Québec à Rimouski, l’Université du Québec en Outaouais, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, l’Institut national de la recherche scientifique, l’École nationale d’administration publique, l’École de technologie supérieure et la Télé-université.

À propos de la Fédération des cégeps

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. 

— 30 —

 

Source : Réseau de l’Université du Québec et Fédération des cégeps

RENSEIGNEMENTS :

Université du Québec
Kathleen Lavoie, agente d’information, 418-657-4304
Suivez-nous sur Twitter : @ReseauUQ

 

RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps