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LA RECHERCHE COLLÉGIALE AU CŒUR DE NOS VIES

Québec, le 25 octobre 2012 – Dans le cadre de son 9e congrès, qui réunit depuis hier à Québec environ 300 participants sous le thème Les cégeps, moteurs de recherche, la Fédération des cégeps, en collaboration avec le Réseau Trans-tech et les Fonds de recherche du Québec, a invité un étudiant-chercheur du cégep à venir démontrer en quoi les résultats de la recherche collégiale se trouvent au cœur de la vie des Québécois et des Québécoises.

Étudiant au Cégep de Sainte-Foy, David Drouin a, de son propre chef, décidé de faire de la recherche dans le cadre de ses études pour trouver une solution de remplacement aux antibiotiques et ainsi limiter la résistance bactérienne à laquelle fait face la médecine moderne. Posant l’hypothèse qu’il est possible de combiner les huiles essentielles et les bactéries probiotiques pour lutter contre la bactérie E. coli devenue résistante aux antibiotiques, David Drouin a obtenu des résultats qui font déjà ressortir le caractère prometteur de l’huile essentielle de cannelle et qui pourraient avoir une incidence sur la santé à l’échelle mondiale. C’est notamment en raison de l’importance de ses travaux que le programme collégial de Forces AVENIR lui a décerné un prix lors de son gala de septembre 2012.

Un milieu qui favorise l’émergence d’une relève scientifique

Les cégeps font partie de l’enseignement supérieur, un niveau du système éducatif qui se caractérise entre autres par la réalisation de travaux de recherche, tant par le personnel enseignant et d’autres catégories de personnel que par les étudiants. Il s’agit donc d’un milieu qui favorise l’émergence de chercheurs, ce qui explique qu’à l’instar de David Drouin, de nombreux enseignants, professionnels et étudiants du collégial se passionnent pour la chose scientifique. Pour certains étudiants dont le parcours au cégep peut être plus atypique, c’est même souvent la possibilité de mener des activités de recherche qui constitue un facteur d’engagement dans les études.

Depuis leur création, il y a plus de 40 ans, les cégeps obtiennent des résultats importants en recherche en éducation et en recherche technologique, dans le domaine des sciences naturelles et du génie, des sciences humaines et sociales, et de la santé. Aujourd’hui, on compte même six chaires de recherche industrielle dans le réseau collégial public.

Selon Mme Marie-France Bélanger, directrice générale du Cégep de Sherbrooke et présidente du comité d’orientation du 9e congrès de la Fédération des cégeps : « C’est une réalité qui n’est peut-être pas suffisamment connue, mais des résultats de la recherche collégiale ont une incidence marquée sur notre vie. Une enseignante de Dawson College a, par exemple, développé et implanté un nouvel algorithme visant à combiner des données provenant de différentes techniques d’imagerie à résonance magnétique pour obtenir une vision plus complète du cerveau humain. Au Collège Montmorency, un enseignant a découvert que des mouches stérilisées puis relâchées dans les cultures d’oignons protègent les légumes des larves, ce qui évite l’utilisation d’insecticides. Dans mon propre collège, un enseignant travaille avec ses étudiants et ses étudiantes sur l’utilisation d’un virus pour remplacer les antibiotiques destinés à contrer une infection causant de lourdes pertes à l’industrie laitière. La recherche collégiale nous prépare un avenir meilleur, dans de nombreux domaines ».

Des centres de transfert sur l’ensemble du territoire

Affiliés chacun à un cégep, les 46 centres collégiaux de transfert de technologie (CCTT) répondent à des besoins d’innovation et de transfert dans les entreprises ou encore mènent des travaux axés sur le développement de pratiques sociales novatrices dont les retombées profitent à la société dans son ensemble. En 2010-2011 seulement, les CCTT ont mené plus de 1000 projets de recherche appliquée, au-delà de 5000 projets d’aide technique et 1150 projets de formation et d’information auprès de 3400 organisations dont 65 % étaient des PME. Ils ont aussi participé au développement de 280 nouveaux produits et de 10 brevets. À travers leurs réalisations, les CCTT contribuent grandement à l’essor économique et au dynamisme des régions.

Selon M. Gilbert Grenon, président du Réseau Trans-tech, l’organisme qui regroupe l’ensemble des CCTT : « Récemment, le centre de transfert de technologie en biotechnologie rattaché au Cégep de Lévis-Lauzon a mis au point une méthode pour tester l’absorption de produits par la langue. Le Centre des technologies de l’eau (CTE) du Cégep de Saint-Laurent, a développé une technologie écologique, compacte, sans apport de produits chimiques dangereux, pour récupérer la totalité du chrome hexavalent présent dans les effluents industriels. Le Centre de développement des composites du Québec (CDCQ) du Cégep de Saint-Jérôme développe actuellement de nouveaux matériaux composites qui permettent de réparer les pales d’éolienne à de basses températures, alors qu’en ce moment on ne peut le faire que durant l’été. Tôt ou tard, ces innovations améliorent notre vie sociale et économique ».

Un intérêt grandissant pour la recherche collégiale

Sujet central de ce 9e congrès de la Fédération des cégeps, la recherche collégiale suscite de plus en plus d’intérêt du côté des gouvernements, des fonds de recherche et des universités, entre autres. Par leurs activités, les cégeps, leurs centres de transfert de technologie, les enseignants-chercheurs, les autres membres du personnel et les étudiants contribuent à l’accroissement du savoir et à l’avancement de la recherche, deux éléments fondamentaux dans l’évolution des sociétés.

« La recherche collégiale est un important vecteur de développement socioéconomique et ses résultats font progresser le Québec dans plusieurs secteurs. C’est pourquoi les fonds de recherche soutiennent de plus en plus les chercheurs issus des cégeps, qu’ils travaillent seuls ou dans le cadre de collaborations avec les universités », a indiqué M. Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.

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Source : Fédération des cégeps

Renseignements : Judith Laurier, directrice des communications, 514 239-2088

Site Web du congrès 

Pour suivre les activités du congrès sur Twitter : #CongrèsFédé

Le congrès de la Fédération des cégeps est organisé en partenariat avec :