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LE CÉGEP, UN LIEU TOUT INDIQUÉ POUR LA FRANCISATION ET L’INTÉGRATION DES PERSONNES IMMIGRANTES AU QUÉBEC

Montréal, le 27 mars 2012 — Selon une enquête de Léger Marketing dont les résultats ont été dévoilés ce matin par la Fédération des cégeps et le Regroupement des collèges du Montréal métropolitain, 89 % des personnes immigrantes sont satisfaites des cours de francisation qu’elles ont suivis au cégep. Âgés en majorité de 25 à 44 ans, ces immigrants apprécient dans une forte proportion le fait d’étudier dans un établissement d’enseignement supérieur (83 %) et le fait d’évoluer parmi des adultes plutôt que des adolescents (87 %).

« Ces résultats confirment que le cégep est un milieu tout indiqué pour la francisation des personnes immigrantes au Québec », a affirmé M. Jean Beauchesne, président-directeur général de la Fédération des cégeps. Au total, 19 cégeps répartis dans neuf régions offrent des services de francisation aux personnes immigrantes. De ce nombre, sept cégeps sont situés dans la région métropolitaine où se réalise près de 60 % du volume d’activité en francisation au collégial.

S’intégrer au marché du travail

Le Québec accueillera environ 50 000 immigrants par année d’ici 2015 et, parmi ceux qui sont âgés de 15 ans et plus, une proportion de 78 % a l’intention d’intégrer le marché du travail, selon le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles. Dans un contexte où 316 000 nouveaux emplois seront créés d’ici 2020 — emplois qui exigeront en majorité une formation postsecondaire —, l’insertion des immigrants sur le marché du travail est un enjeu de taille pour le Québec.

C’est ce à quoi contribuent directement les cégeps à travers leurs services en francisation, qui favorisent non seulement l’apprentissage de la langue française mais aussi l’insertion à la société québécoise et au marché de l’emploi. Selon le sondage, près de 80 % des immigrants considèrent que leurs études en francisation au cégep ont été utiles pour s’intégrer à la société et les deux tiers qu’elles ont été utiles pour décrocher un emploi.

« Ce que les personnes immigrantes nous disent, c’est que le programme en francisation au cégep les aident à s’intégrer au Québec sur les plans social, économique et culturel. Elles apprécient notamment le contenu du programme, la qualité des enseignants, les activités de soutien linguistique et les sorties socioculturelles », a souligné M. Richard Filion, président du Regroupement des collèges du Montréal métropolitain et directeur général de Dawson College.

Ce que les immigrants veulent de plus

Interrogées sur les points à améliorer, les personnes immigrantes ont répondu vouloir des périodes de cours et des programmes plus longs, plus de cours de français écrit et de français oral, et davantage de devoirs, d’exercices et d’évaluations. Certains étudiants immigrants souhaitent également suivre des cours adaptés à leur profession.

Par ailleurs, une proportion de 82 % apprécie la possibilité de suivre une formation collégiale après les cours en francisation. Plusieurs cégeps offrent des programmes courts menant à une attestation d’études collégiales (AEC) spécialement adaptés aux étudiants immigrants : entre autres, le Cégep du Vieux Montréal offre le programme Intégration à la profession infirmière; le Collège de Rosemont, le programme Intégration à la profession de technologiste médical; et le Collège de Bois-de-Boulogne, le programme Perfectionnement en bureautique et en français pour clientèle allophone.

Les cégeps offrent des services en francisation depuis 1998, au moment où le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles a fermé les COFI (centres d’orientation et de formation des immigrants) et confié le mandat de francisation aux cégeps, aux commissions scolaires et aux universités notamment. À ce jour, plus de 54 000 personnes immigrantes ont appris le français au cégep.

« Nous souhaitons que l’expertise des 19 cégeps en francisation soit pleinement reconnue par le gouvernement du Québec, en particulier à l’occasion de la mise sur pied prochaine du guichet unifié d’accès aux services de francisation », a conclu le président-directeur général de la Fédération des cégeps.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, de formation continue, de financement, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. www.fedecegeps.qc.ca

Le Regroupement des collèges du Montréal métropolitain (RCMM), créé en 1986, rassemble à des fins de concertation, de coordination et de représentation les douze collèges publics, francophones et anglophones, de l’île de Montréal. Le RCMM constitue un lieu privilégié de concertation pour les collèges du Montréal métropolitain sur toute question liée au développement de l’enseignement collégial, notamment en ce qui concerne la formation technique et la formation continue. www.rcmm.qc.ca

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Source : Caroline Tessier, directrice des communications, 514 381-8631, poste 2337; cellulaire : 514 239-2088