Communiqués
Mémoires et avis
Textes d’opinion
Autres
2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
Résultat(s)

Filtres sélectionnés:

PÉNURIES DE MAIN-D’OEUVRE QUALIFIÉE AU QUÉBEC : LES CÉGEPS FONT PARTIE DE LA SOLUTION

Montréal, le 3 novembre 2008 – À l’occasion du Rendez-vous des gens d’affaires sur les pénuries de main-d’oeuvre qualifiée, événement organisé par la Fédération des chambres de commerce du Québec auquel elle participe aujourd’hui, la Fédération des cégeps a indiqué à la communauté d’affaires québécoise qu’elle partage sa vive préoccupation face aux pénuries de main-d’oeuvre et qu’elle souhaite un resserrement de la collaboration entre le monde de l’éducation et celui des affaires.

« Les cégeps veulent intensifier l’adaptation de leurs services aux besoins de la population et du milieu du travail. Ils ont besoin pour cela de leviers réglementaires, organisationnels et financiers, et demandent aux entreprises de les appuyer pour les obtenir », a affirmé M. Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

Les cégeps sont directement concernés par les pénuries de main-d’oeuvre qualifiée, non seulement parce qu’ils y sont eux-mêmes confrontés dans certains programmes d’études, mais aussi parce qu’ils forment les travailleurs dont l’expertise sera le plus fortement sollicitée au cours des prochaines années. Selon les données d’Emploi-Québec, ce sont les emplois de niveau technique qui connaîtront le plus haut taux de croissance d’ici 2016.

S’occuper des adultes en emploi

Parmi les solutions les plus significatives figure une meilleure adéquation entre l’offre de formation continue collégiale et les besoins de recyclage et de perfectionnement de la main-d’oeuvre. Le Québec tire de l’arrière en ce domaine. À titre comparatif, 290 000 adultes suivaient des cours de formation continue dans les collèges de l’Ontario en 2006-2007, alors qu’à peine 23 000 adultes y étaient inscrits dans les collèges québécois la même année.

Pour corriger la situation, il faut lever les contraintes réglementaires, organisationnelles et celles liées au financement qui encadrent la formation à temps partiel et les cours hors programme au collégial. La formation collégiale à temps partiel, une formule bien adaptée aux besoins des adultes en emploi, décline de manière dramatique depuis 1997 en raison du manque de souplesse et de financement auquel les collèges sont confrontés.

Dans le même ordre d’idées, une offre flexible et adéquatement financée de cours hors programme, une approche qui permet à l’étudiant de suivre un ou plusieurs cours sans être obligé de s’inscrire à un programme d’études complet, constitue une autre solution immédiate et efficace. À la fois la formation à temps partiel et les cours hors programme permettent de mieux répondre aux personnes immigrantes qualifiées qui veulent suivre une formation manquante en vue d’intégrer le marché du travail.

La levée de ces contraintes, qui permettra de faire face à la forte croissance des besoins de formation au niveau technique, doit nécessairement être assortie d’un financement adéquat. Cela passe par une enveloppe budgétaire ouverte en formation continue collégiale. Les universités en bénéficient déjà, ce qui leur permet d’être financées en fonction du nombre d’inscriptions, sans restriction quant au nombre de ces inscriptions.

Une responsabilité partagée

Outre ces solutions, d’autres mesures doivent être privilégiées pour faire face aux pénuries de main-d’oeuvre. Il faut augmenter le taux de passage au collégial des élèves de 5e secondaire — à peine trois diplômés du secondaire sur cinq passent directement au cégep —, promouvoir la formation technique et stimuler l’intérêt des jeunes pour les carrières scientifiques et technologiques.

Il faut également augmenter le nombre de diplômés en formation technique, ce qui demeure une priorité pour les cégeps. Depuis la mise en oeuvre de leurs plans de réussite, ils obtiennent des résultats tangibles à cet égard. Le plus récent taux d’obtention d’un diplôme en formation technique est de 68,2 %, une progression de 7 points de pourcentage depuis six ans. Les cégeps vont poursuivre leurs efforts en vue d’aider le plus grand nombre possible de jeunes à obtenir leur diplôme, notamment les garçons dont le taux de diplomation global est systématiquement inférieur à celui des filles.

Mais les cégeps ne peuvent y arriver seuls. Parmi les partenaires concernés, les entreprises ont clairement un rôle à jouer. Elles doivent tout particulièrement valoriser le diplôme, fournir des conditions adéquates aux jeunes qui travaillent pendant leurs études — les risques d’échec et d’abandon augmentent lorsqu’un cégépien travaille plus de 20 heures par semaine —, inciter les jeunes à terminer leurs études et augmenter le nombre de stages offerts aux étudiants et aux étudiantes.

Les cégeps, une solution

Pour faire face aux pénuries de main-d’oeuvre et assurer plus globalement sa prospérité, le Québec dispose d’un puissant levier : le réseau collégial public, un réseau solide et efficace, actif sur l’ensemble du territoire et prêt à appuyer encore davantage le développement socioéconomique du Québec.

C’est d’ailleurs dans cet esprit que la Fédération des cégeps a organisé au printemps dernier des rencontres avec plusieurs organismes, dont ceux du milieu économique, pour cibler leurs besoins et leurs attentes à l’endroit du réseau collégial public. Le document Les cégeps et leur milieu : défis, attentes et besoins. Des partenaires s’expriment, rendu public le 22 octobre, rend compte du résultat de ces consultations. Il est disponible sur le site Internet de la Fédération, à l’adresse www.fedecegeps.qc.ca.

— 30 —

Source: Caroline Tessier (514) 381-8631, poste 2337; cellulaire (514) 239-2088