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Réaction préliminaire à l’avis du Conseil supérieur de l’éducation « L’éducation des adultes : partenaire du développement local et régional »

La Fédération des cégeps émet des réserves sur certaines recommandations formulées par le Conseil supérieur de l’éducation

Montréal, le 18 septembre 2003 – Même si la Fédération des cégeps est en accord avec l’objectif de lier l’éducation des adultes au développement des régions, comme l’exprime le Conseil supérieur de l’éducation dans son avis L’éducation des adultes : partenaire du développement local et régional publié ce matin, elle émet des réserves sur certains moyens retenus par le Conseil à cet égard.

À l’instar du Conseil supérieur, la Fédération croit que la formation offerte aux adultes doit répondre à des préoccupations d’éducation globale de la personne, qui dépassent les besoins strictement liés à l’emploi. Toutefois, la baisse de financement en provenance du ministère de l’Éducation et la part plus grande occupée en formation continue par Emploi-Québec — dont les orientations sont étroitement liées aux attentes de la main-d’œuvre — a privé les collèges des ressources nécessaires pour répondre à l’ensemble des besoins de formation des adultes. C’est pourquoi les collèges demandent au ministère de l’Éducation de financer adéquatement la formation continue et de rétablir l’accessibilité à la formation collégiale à temps partiel. C’est aussi pourquoi ils souhaitent que les programmes d’attestation d’études collégiales ne soient plus strictement limités à la formation spécifique d’un programme technique, de sorte que les adultes puissent avoir accès à des cours de formation générale.

Par ailleurs, la Fédération juge prématurée la recommandation du Conseil à l’effet de décentraliser progressivement les décisions liées à l’offre régionale de services en formation professionnelle et en formation technique, à la fois en formation initiale et en formation continue. Cette recommandation induit des changements majeurs dont il faut avoir débattu au préalable. L’une des occasions pour le faire pourra être fournie par la « réflexion en profondeur sur les cégeps » annoncée par le ministre de l’Éducation pour le printemps 2004. En outre, la Fédération considère qu’avant d’envisager de transférer aux régions les décisions relatives au partage des programmes entre les réseaux d’enseignement, l’État doit avoir clairement établi les zones de responsabilité du secondaire, du collégial et de l’université en formation continue. Les collèges demandent depuis des années au gouvernement de régler cette question, afin que les chevauchements des programmes courts entre les trois réseaux d’enseignement soient supprimés.

La Fédération convient avec le Conseil supérieur de l’importance de la concertation en matière d’offre de services de formation. Au collégial, les établissements se sont dotés d’un cadre commun d’élaboration et de révision des programmes d’attestation d’études collégiales, qui les conduit à travailler de plus en plus en consortium. Ils ont aussi convenu de modalités de collaboration avec les différents comités sectoriels de la main-d’œuvre. Pour la Fédération, il revient toutefois à chaque milieu de déterminer ses propres modes de fonctionnement. Ainsi, la table de concertation interordres, que le Conseil recommande de créer dans chaque région, pourrait ne pas être le moyen le plus approprié dans tous les milieux. Ce mécanisme n’est d’ailleurs efficace que si tous les partenaires y adhèrent et y participent pleinement.

Par ailleurs, le Conseil recommande aux établissements d’enseignement d’inscrire dans leur planification stratégique le mandat qu’ils se donnent en matière de développement local et régional — une recommandation qui dépasse les obligations faites aux collèges en vertu des récents amendements à la loi. Chaque collège doit en effet se doter d’ici le 1er juillet 2004 d’un plan stratégique, dans lequel seront précisés les objectifs et les moyens qu’il entend mettre en œuvre pour réaliser sa mission. Pour la Fédération, il n’y a donc pas lieu d’ajouter aux collèges de nouvelles obligations à celles qui leur sont déjà faites par la loi. Les collèges s’inscrivent d’ailleurs très nettement dans une perspective de développement de leur milieu.

Enfin, parmi les mesures intéressantes proposées par le Conseil supérieur, la Fédération retient la création d’un « fonds d’initiatives régionales en éducation des adultes », qui permettrait aux collèges de mettre de l’avant des projets de développement local et régional prometteurs, dont la rentabilité ne peut être assurée à court terme.

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Source : Caroline Tessier
Téléphone : 381-8631 poste 2337