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Au Forum sur le déséquilibre fiscal

L’équilibre fiscal devra conduire le gouvernement du Québec à réinvestir dans le réseau collégial public

Montréal, le 8 octobre 2002 – La Fédération des cégeps présentera aujourd’hui, dans le cadre du Forum sur le déséquilibre fiscal organisé par le gouvernement du Québec, les priorités du réseau collégial public advenant un rétablissement de l’équilibre fiscal.

« Nous sommes solidaires du gouvernement du Québec : il faut établir un meilleur équilibre fiscal entre le provincial et le fédéral. Les collèges s’attendront cependant à ce qu’une juste part de ces budgets additionnels soit consentie à l’éducation », a indiqué le président-directeur général de la Fédération, M. Gaëtan Boucher. Le réseau collégial public a obtenu à ce jour la portion la plus modeste du réinvestissement gouvernemental en éducation : en 2002-2003, son niveau de financement se situe à 80 % de ce qu’il était en 1993-1994, ce qui représente un manque à gagner de 150 millions de dollars. Les collèges ont subi, entre 1993 et 1999, des compressions de l’ordre de 266 millions et leurs marges de manœuvre sont pratiquement inexistantes, puisque 85 % de leur budget proviennent de l’État.

La Fédération demande donc que la base de financement des collèges soit intégralement rétablie et que les établissements puissent faire eux-mêmes des choix budgétaires en fonction de leurs priorités institutionnelles. Une fois ces conditions réunies, les budgets issus d’un nouvel équilibre fiscal procureraient aux collèges les marges nécessaires pour mettre en œuvre trois grandes priorités. En premier lieu, les collèges veulent renforcer l’offre de nouveaux programmes techniques de grande qualité sur l’ensemble du territoire québécois, pour répondre à des besoins économiques en émergence et à de nouveaux impératifs régionaux. Ils veulent également favoriser la mobilité étudiante et en particulier l’accueil d’étudiants étrangers.

En deuxième lieu, les collèges entendent soutenir davantage la réussite et la diplomation en renforçant les services complémentaires à l’enseignement. Le taux de diplomation pour les étudiants qui sont entrés au cégep à l’automne 1996 est de 62,4 %. Ce taux est en progression constante depuis 1993 et les collèges vont poursuivre leurs efforts pour atteindre d’ici 2010 la cible de diplomation fixée à 76 %. Ils veulent en conséquence obtenir les moyens de restaurer certains services et d’en développer de nouveaux pour soutenir l’enseignement, de manière à faciliter l’intégration à la vie collégiale et le parcours scolaire des étudiants et des étudiantes. Ils ont également la volonté d’offrir des ressources psychosociales, d’intégration, d’encadrement et d’orientation à tous les étudiants, particulièrement à ceux qui sont en difficulté ou à risque.

Enfin, les collèges auront besoin de marges de manœuvre pour assurer l’accessibilité à des services de qualité partout au Québec. Ils souhaitent notamment consolider ou développer l’expertise en région, en s’appuyant sur les liens existants ou à créer entre les cégeps et les universités en matière de recherche, de formation et de perfectionnement. Ils veulent également mettre sur pied des centres d’excellence de niveau collégial, qui permettraient aux régions d’exercer une autorité nationale ou internationale dans certains créneaux spécialisés.

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Source : Caroline Tessier
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