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Améliorer la réussite et la diplomation : une priorité pour les collèges

Montréal, le 14 juin 1999 – La Fédération des cégeps a rendu publique aujourd’hui une étude fouillée, La réussite et la diplomation au collégial, des chiffres et des engagements, après l’avoir présentée le matin même au ministre de l’Éducation, M. François Legault. Cette étude permet de dresser un certain nombre de constats :

  • Les taux de réussite aux cours sont élevés, davantage que les taux de diplomation.
  • La moyenne des élèves au secondaire exerce une influence déterminante sur la réussite aux cours et l’obtention du diplôme au collégial.
  • Les changements de programme et l’abandon des études sont surtout le fait des étudiants plus faibles.
  • Enfin, les taux de réussite et de diplomation des filles sont beaucoup plus élevés que ceux des garçons.

À partir d’un portrait détaillé, l’étude débouche sur un plan d’action autour duquel les collèges souhaitent mobiliser leurs partenaires internes et externes. Un comité de suivi sera chargé d’appuyer les cégeps dans la mise en œuvre de leur plan d’action et de leur proposer de nouveaux taux de diplomation à atteindre dans des délais précis. La Fédération mettra sur pied l’an prochain un observatoire de la réussite et de la diplomation au collégial, chargé de suivre le dossier, d’analyser et de publier des données, et de promouvoir le D.E.C., qui doit désormais être considéré comme le diplôme à atteindre par le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises. « L’augmentation de la réussite et du nombre de diplômés est une priorité pour le réseau collégial, les cégeps s’en occupent déjà et ils continueront de le faire de plus en plus », a déclaré le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, lors de la conférence de presse.

Des engagements fermes…

Ce plan d’action comporte des engagements et des recommandations, qui s’appuient sur deux principes fondamentaux : l’augmentation du nombre de diplômés ne doit pas se faire en limitant l’accès aux études collégiales, ni en réduisant les exigences ou la qualité de la formation. Pour favoriser la réussite et la diplomation, les collèges prennent donc les engagements suivants :

  • Adopter et mettre en œuvre des plans d’action institutionnels, qui placeront l’amélioration de la réussite et de la diplomation au rang de priorité. Des objectifs adaptés à chaque milieu et des mécanismes de suivi des résultats y seront précisés.
  • Accentuer la cohérence des programmes d’études et la qualité de l’intervention pédagogique, en particulier en expérimentant des formules de « pédagogie de la première session » pour les étudiants qui entrent au collégial, en adaptant les cours de la formation générale à ceux de la formation spécifique, et en développant le perfectionnement des enseignants et des autres membres du personnel concernés.
  • Favoriser un meilleur arrimage du secondaire et du collégial, en renforçant, dès leur entrée au collégial, les habitudes et les méthodes de travail des étudiants, et en développant des mécanismes de concertation locaux pour favoriser les échanges entre les enseignants du secondaire et ceux du collégial.
  • Mettre en place des mesures spécifiques pour les étudiants faibles et pour ceux dont l’orientation scolaire est imprécise, notamment en formant des équipes multidisciplinaires stables et dynamiques, chargées d’encadrer et de suivre les clientèles à risque, en mettant en place des mécanismes pour encadrer ces clientèles pendant leur première année au cégep, en explorant des approches pédagogiques diversifiées pour soutenir la réussite des garçons, et en poursuivant les efforts pour « déghettoïser » les programmes d’études.
  • Susciter l’engagement et la responsabilisation des étudiants, tout particulièrement en leur assurant des services d’encadrement et d’orientation adéquats, et en améliorant leur environnement éducatif.
  • Promouvoir l’obtention du D.E.C. et augmenter le nombre de diplômés.

…et des recommandations précises

  • Ces engagements s’accompagnent de recommandations qui s’adressent pour la plupart au ministère de l’Éducation. Ainsi, les collèges demande au M.E.Q. son soutien financier pour pouvoir mettre en œuvre leurs engagements. Ils réclament également la mise sur pied, par le ministère, d’un vaste programme de recherche sur le problème de réussite des garçons à tous les ordres d’enseignement. Le ministère doit, par ailleurs, valoriser le D.E.C. auprès des entreprises, à travers différentes mesures fiscales. La Fédération recommande aux employeurs de faire la même chose auprès de leurs étudiants stagiaires, et de mettre en place des conditions propices pour que leur personnel, s’il le souhaite, puisse retourner aux études et obtenir un diplôme. Enfin, sur la manière de mesurer les taux de diplomation au collégial, la Fédération recommande au ministère de cesser de se référer à la durée « normale » des études et de développer de nouveaux indicateurs qui reflètent mieux la réalité.

Un enjeu collectif

Les collèges veulent agir pour améliorer leurs taux de diplomation, mais ils ne sont pas les seuls à devoir partager cette préoccupation : la réussite, c’est aussi l’affaire du ministère de l’Éducation, du secondaire, des entreprises, et bien entendu des jeunes et du personnel des cégeps. « Cette mobilisation générale que nous souhaitons, c’est d’abord et avant tout celle de la communauté collégiale. Et celle des étudiants, qui sont les premiers artisans de leur réussite. La réussite, aujourd’hui, pour le plus grand nombre, c’est d’obtenir son D.E.C. », a conclu M. Boucher.

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Source : Viviane Fiedos
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