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Rapport du vérificateur général du Québec : des précisions de la Fédération des cégeps à propos de la formation technique

Montréal, le 10 mars 1999 – Dans une réaction préliminaire, la Fédération des cégeps prend acte des recommandations formulées par le vérificateur général du Québec dans le rapport qu’il a déposé aujourd’hui à l’Assemblée nationale du Québec, et dont une partie concerne la formation technique collégiale. Elle souhaite toutefois mettre en perspective un certain nombre d’observations et de recommandations qui y sont faites.

À propos de la carte des programmes d’études techniques, tout d’abord, la Fédération des cégeps tient à souligner le fait que les collèges n’ont pas les outils requis pour procéder à des rationalisations quand cela est nécessaire, ainsi que le souhaiterait le vérificateur général. Fermer un programme entraîne des coûts (pour les mises en disponibilité et le recyclage des enseignants, notamment) et les collèges doivent pouvoir compter sur un soutien financier pour réaménager et développer leur offre en formation technique. Par ailleurs le processus de rationalisation doit prendre en compte l’objectif fondamental d’assurer partout au Québec l’accessibilité aux études supérieures, ce qui passe par une offre de formation diversifiée et adaptée aux besoins spécifiques des régions.

La Fédération considère également qu’il faut interpréter avec prudence les chiffres fournis dans le rapport du vérificateur sur les faibles taux de placement des diplômés dans sept programmes techniques (sur un total de 114). Ces chiffres ne tiennent pas compte des étudiants qui poursuivent leurs études après l’obtention de leur diplôme d’études collégiales plutôt que de chercher un emploi — en Musique populaire, par exemple, un des programme mentionnés par le vérificateur, 70 % des étudiants qui ont obtenu leur diplôme en 1998 ont poursuivi leurs études à l’université. Ils ne considèrent pas non plus les étudiants qui changent de programme en cours de route — c’est le cas d’un étudiant sur trois au collégial – et qui obtiennent leur diplôme dans un autre domaine. Cela fait d’ailleurs partie de la mission des cégeps que de consolider le processus d’orientation scolaire et professionnelle de leurs étudiants.

Par ailleurs, rappelant que le dossier scolaire à la fin du secondaire est un des meilleurs prédicateurs de réussite au collégial, ce avec quoi la Fédération des cégeps est d’accord, le vérificateur recommande que les collèges évaluent les candidats les plus faibles qui veulent entrer au cégep, afin de mieux les orienter. Et souligne que l’obtention d’un diplôme d’études professionnelles (D.E.P.) est préférable à l’abandon des études collégiales. La Fédération des cégeps est convaincue de la nécessité de bien orienter les élèves du secondaire et d’éviter les détours coûteux. Elle rappelle toutefois que dans la nouvelle société du savoir, confrontée à une compétitivité mondiale, le D.E.C. doit être considéré comme le seuil minimal de scolarité à atteindre pour le plus grand nombre de Québécois et de Québécoises. Il faut donc encourager l’accès aux études collégiales et soutenir la persévérance scolaire des étudiants plus faibles. Les cégeps sont d’ailleurs tenus, comme le souligne le vérificateur, d’accepter tous les candidats qui satisfont aux exigences d’admission lorsqu’il y a des places disponibles.

Le vérificateur général demande également au ministère de l’Éducation de favoriser l’utilisation optimale du parc immobilier des cégeps. La Fédération des cégeps est surprise de cette recommandation, car c’est déjà ce que font les collèges, de différentes manières : en utilisant les locaux disponibles pour les activités de formation continue, en louant certains de leurs espaces — centre sportif, salles de cours, aréna, etc. — à des organismes du milieu et à la population, en en partageant d’autres (les bibliothèques, par exemple) avec les municipalités et d’autres partenaires. C’est un des moyens dont ils disposent pour tenter de réduire les effets des compressions budgétaires qui les ont frappés durement ces dernières années. Ils continueront d’utiliser davantage encore cette avenue, comme le recommande le vérificateur.

Enfin, la Fédération des cégeps est tout à fait d’accord avec deux autres recommandations formulées par le vérificateur général du Québec : il souhaite que les universités accroissent leurs efforts pour reconnaître la formation acquise par les diplômés de la formation technique collégiale qui poursuivent leurs études supérieures; par ailleurs il estime que les collèges doivent avoir davantage de latitude en matière d’organisation de l’enseignement et d’utilisation des ressources qui y sont affectées.

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Source : Viviane Fiedos
Téléphone : (514) 381-8631
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