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La retenue des notes est un moyen de pression non fondé qui nuira d’abord aux étudiants, affirme la Fédération des cégeps

Montréal, le 11 décembre 1998 – La Fédération des cégeps exprime son désaccord avec le moyen de pression retenu par la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (F.N.E.E.Q.-C.S.N.), qui demande à ses membres, le personnel enseignant d’une trentaine de cégeps, de ne pas transmettre les notes des étudiants aux administrations dans les délais prévus par la convention collective. Ce retard dans la transmission des notes aura des répercussions sérieuses sur l’organisation scolaire des cégeps concernés, elle pourrait même entraîner dans certains cas le report de la rentrée de la session d’hiver et la prolongation de cette même session. Et ce sont les étudiantes et les étudiants qui en subiront les conséquences.

La Fédération des cégeps ne comprend pas le motif invoqué par la F.N.E.E.Q. pour justifier ce moyen de pression : la F.N.E.E.Q. réclame la suppression d’une coupure salariale qui a fait l’objet d’une entente, non pas temporaire comme elle le prétend, mais bel et bien récurrente, signée à l’issue des négociations qui ont eu lieu en 1996-1997 dans le cadre de la loi 104 visant la diminution permanente des coûts de main-d’œuvre dans le secteur public. Pour la plupart des syndicats de la santé et de l’éducation — notamment ceux des autres catégories de personnel des cégeps —, c’est par la mise en place d’un programme de départs volontaires à la retraite, donc par une réduction du nombre de postes, que l’objectif a été atteint. Toutefois les trois fédérations syndicales regroupant les enseignants et les enseignantes des cégeps ont proposé d’autres mesures d’économies récurrentes, notamment la prise de congés sans solde : 9,3 jours de congé sans solde dans le cas de la F.N.E.E.Q., soit une coupure salariale de 3,57 %.

Des milliers d’employés et d’employées du secteur public et parapublic ont quitté leur poste le 30 juin 1997. Le non-remplacement de la plupart d’entre eux a obligé les établissements à réorganiser encore leurs services et entraîné un alourdissement de la tâche pour celles et ceux qui sont restés. Dans les cégeps, en 1996-1997, près de 400 employés de soutien, professionnels et cadres ont quitté le réseau, dont à peine 25 % ont été remplacés. Ces départs se sont ajoutés aux centaines d’abolitions de postes effectuées au cours des années précédentes dans les mêmes catégories de personnel, en raison des compressions budgétaires. Dans le cas des enseignants, par contre, les postes devenus vacants ont été comblés conformément à la disposition de la convention collective qui fixe le nombre d’enseignantes et d’enseignants en fonction de la population étudiante.

La réduction récurrente des coûts de main-d’œuvre faisait partie des moyens mis en place pour absorber les compressions budgétaires très lourdes qui ont durement touché les réseaux publics ces dernières années. Pour la Fédération des cégeps, toute remise en cause des ententes conclues à ce sujet en 1996-1997 ne saurait se faire sans injection de nouvelles ressources.

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Source : Viviane Fiedos
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