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Étudiantes et étudiants internationaux

Montréal, le 26 février 2025 — Alors que les quotas d’étudiantes et d’étudiants internationaux annoncés aujourd’hui par le gouvernement du Québec visent à résoudre une problématique dont les cégeps ne sont pas la source, ils viennent directement affecter ces derniers, sans tenir compte de leur autonomie de gestion.  Avec ces quotas imposés par décret quant aux certificats d’acceptation du Québec (CAQ) pour études, les cégeps paient le prix de dérives qui ont eu lieu à l’extérieur du réseau public. La Fédération des cégeps anticipe des répercussions sur la formation, le développement de toutes les régions et le rayonnement du Québec et des cégeps à l’international.

« En restreignant l’accès des étudiantes et des étudiants internationaux aux cégeps, on touche un réseau qui contribue de façon essentielle à la vitalité éducative et économique du Québec. Pour plusieurs établissements, la présence de cette population étudiante est indispensable au maintien de programmes d’études névralgiques », a indiqué Marie Montpetit, présidente-directrice générale de la Fédération des cégeps.

Actuellement, les cégeps accueillent environ 9 000 étudiantes et étudiants internationaux, soit 5 % de leurs effectifs et 1,4 % des résidents non permanents dont fait mention le gouvernement du Québec dans son argumentaire pour justifier la mise en place des quotas. Cette proportion a une incidence limitée sur la capacité des infrastructures et des services. Dans tout le Québec, cette présence est même essentielle au maintien de plusieurs programmes. Ainsi, la Fédération s’interroge sur la pertinence d’une approche mur à mur qui pourrait affecter un équilibre déjà fragile, alors que les cégeps jouent un rôle clé dans l’attractivité, le développement des territoires et pour répondre aux besoins de main-d’œuvre qualifiée.

Absence de cohérence et de compréhension 

Bien que la planification du ministère de l’Enseignement supérieur 2023-2027 visait à « attirer davantage d’étudiantes et d’étudiants internationaux dans les collèges et les universités francophones », les nouvelles cibles annoncées s’éloignent de cet objectif. Le gouvernement avait pourtant déclaré que l’intention n’était pas de pénaliser les collèges publics.  Or, en prenant cette approche, le gouvernement choisi une orientation contraire à ses propres objectifs.

L’un des éléments préoccupants demeure l’incapacité d’offrir au réseau collégial une fenêtre de temps convenable leur permettant de gérer de façon adéquate les demandes de CAQ pour études. Une démonstration du manque de compréhension qu’a le gouvernement du calendrier scolaire des cégeps, plus spécifiquement en ce qui a trait au fonctionnement du recrutement à l’international. La Fédération réitère l’importance d’un processus décisionnel qui offre aux établissements une prévisibilité d’au moins 18 mois sur les cibles en matière d’accueil.

La mise en place de quotas rigides, annoncée tardivement dans le cycle d’admission, complexifie la gestion des inscriptions et limite la capacité des cégeps à accompagner adéquatement les candidates et candidats.

Un réseau à bout de souffle 

Que l’on parle du gel du recrutement, du plafonnement des heures rémunérées, du plafonnement des investissements en infrastructures ou encore des quotas sur les CAQ pour études, le réseau des cégeps est à ce jour le seul réseau d’enseignement supérieur ayant subi l’ensemble des contraintes imposées par le gouvernement du Québec.

La Fédération des cégeps tire la sonnette d’alarme et appelle le gouvernement du Québec à prendre garde aux conséquences qu’une accumulation de mesures pénalisantes pourrait avoir sur la vitalité d’un réseau qui remplit pourtant sa mission d’assurer l’accessibilité à une éducation collégiale de qualité, adaptée aux besoins des personnes étudiantes et aux réalités du marché du travail.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de communications, de formation continue et de formation aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. 

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RENSEIGNEMENTS :

Louis St-Jean

Conseiller en communication - relations de presse

Fédération des cégeps

438 600-8335