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Rapport de groupes de discussion sur l’enseignement collégial

INTRODUCTION

Avant de lancer une campagne pour valoriser les études collégiales, la Fédération des cégeps a voulu connaître l’opinion et les perceptions des étudiants sur la formation collégiale. Sept groupes de discussion constitués chacun de 7 à 15 étudiants inscrits dans un cégep, au secteur technique ou préuniversitaire, ont été formés. Au total, 42 filles et 30 garçons, soit 72 étudiants, ont participé en avril et mai 2000 à ces groupes de discussion. 39 d’entre eux étaient en première année, 20 en deuxième année et 13, en troisième année. Ils étudiaient dans l’un ou l’autre de ces programmes :

Formation préuniversitaire
Formation technique
Sciences de la nature Techniques juridiques
Sciences humaines Techniques de l’administration
Arts et lettres Techniques de chimie-biologie
Baccalauréat international Techniques policières
  Techniques de diététique
  Techniques de santé animale
  Techniques d’hygiène dentaire
  Techniques de design intérieur
  Génie électrique
  Graphisme
  Informatique
  Écologie appliquée
  Éducation spécialisée
  Arts et technologie des médias
  Arts et technologie des médias
  Technologie de l’électronique
  Technologie physique
  Technologie du génie industriel
  Technologie minérale

On trouvera dans les pages suivantes la synthèse des commentaires le plus souvent exprimés par ces étudiants. Étant donné le nombre relativement peu élevé de participants, ces commentaires doivent être considérés comme des informations qualitatives et non comme des statistiques pouvant être interprétées de façon absolue ou conduire à des généralisations sur l’enseignement collégial.

1. UN ENVIRONNEMENT ÉDUCATIF STIMULANT

1.1 Autonomie, développement personnel et sentiment d’appartenance

Il ressort clairement des commentaires des participants que ce qu’ils apprécient le plus au collégial est tout ce qui le distingue du secondaire. Ils sont heureux de se retrouver dans un autre milieu, avec de nouveaux visages et une atmosphère différente. L’organisation des cours qui laisse des périodes libres et une plus grande autonomie à l’égard des études sont également des aspects qui leur plaisent beaucoup. De fait, les participants font tous remarquer qu’ils ont l’impression d’être enfin traités en adultes. Ils ajoutent qu’ils sont plus responsables en ce qui concerne leurs études et, par conséquent, plus disciplinés en classe.

« On a de l’autonomie, on est traité en adulte, j’aime ça. »
« J’apprécie l’horaire avec des périodes libres pour les travaux, l’étude, la réflexion, pour échanger avec les autres et pour rencontrer nos professeurs. »
« C’est bien différent du secondaire. Au cégep on a plus de liberté. Si on veut réussir, c’est à nous de nous organiser. C’est bon d’apprendre à gérer mon temps, ça va me servir toute ma vie. »

Une majorité de participants assurent que la formation collégiale a favorisé leur développement personnel. Plusieurs insistent sur l’importance des cours de philosophie à cet égard, alors que d’autres soulignent l’influence des cours de la formation générale, mais aussi de la formation spécifique, sur leur capacité à communiquer et à s’ouvrir au monde. Paradoxalement, ce sont les étudiants du secteur technique qui, tout en formulant des critiques à cet égard, affirment aussi en plus grand nombre avoir progressé grâce aux cours de la formation générale. Selon eux, ces cours ont contribué au développement de leur culture générale et de leur ouverture d’esprit.

« Moi je suis dans une technique très exigeante avec beaucoup d’étude et de travaux. Mes cours de philosophie m’ont permis de me rendre compte que je n’étais pas seulement une machine à étudier, mais que je pouvais aussi penser. »
« Mes cours de formation générale m’ont ouvert l’esprit. J’avais des préjugés et je ne le savais pas. Ce fut très positif. »
« Mes cours au cégep m’ont aidé à sortir de ma coquille. Je n’avais pas de culture générale. Je ne savais pas comment discuter avec les autres. Je suis en dernière session et je me rends compte que je communique beaucoup mieux avec les gens qu’au début de mes études collégiales. »
« Dans mes cours, on apprend à travailler, à se débrouiller, à faire des recherches et à respecter des échéanciers. Ça aide à développer l’autonomie et le sens des responsabilités. »
« En sciences humaines, nos cours sont liés à l’actualité. On comprend plus ce qui se passe dans le monde. »

Pour les participants, il est stimulant de pouvoir fréquenter des personnes inscrites au même programme et qui partagent leurs intérêts. Ils font observer que les lieux de rencontre et de travail réservés aux étudiants d’un même programme aident à développer un sentiment d’appartenance.

« En chimie-biologie, on a notre propre local pour se rencontrer. On peut faire nos travaux là ou bien juste échanger avec les autres. C’est bien agréable. On a l’impression de former une gang. »

Certains ont indiqué avoir été marginalisés au secondaire parce qu’ils étaient différents de la majorité. Au cégep, l’intégration a été plus facile; les gens ont une plus grande ouverture d’esprit, ils acceptent mieux la différence, selon eux.

« La diversité ethnique et d’opinion m’a fait découvrir de nouveaux horizons et d’autres cultures. C’est nécessaire pour l’ouverture d’esprit. »
« Notre liberté d’expression est plus grande qu’au secondaire. »
« Le milieu est plus ouvert qu’au secondaire. »
« Il n’y a pas de gang. On n’a pas peur de se faire taxer. »

1.2 Des professeurs compétents et disponibles

Une très grande majorité d’étudiants reconnaissent la compétence des professeurs et voient en eux des « spécialistes », des « savants ». Ils apprécient que leurs professeurs soient diplômés dans la discipline qu’ils enseignent, en rappelant toutefois que si leur compétence est évidente en ce qui a trait aux connaissances, elle ne l’est pas toujours en ce qui concerne la pédagogie. Sur ce dernier aspect, certains participants ont en effet dit avoir eu des professeurs qui éprouvaient de réelles difficultés à transmettre leurs connaissances aux étudiants.

« Les professeurs de français sont très compétents. Ils aiment ce qu’ils font. C’est facile d’aller plus loin avec eux en français et en littérature. »
« Les professeurs connaissent ce dont ils parlent, contrairement au secondaire où un prof d’arts plastiques enseigne le français. »
« La différence entre un bon et un mauvais cours, c’est le prof. Moi, j’ai été chanceuse, j’ai eu plus de bons profs que de mauvais. »
« Les professeurs sont en général compétents, mais on sent que quelques-uns sont fatigués d’enseigner. »
« Les professeurs sont très compétents au niveau des connaissances, ce sont des spécialistes, mais, des fois, pour la pédagogie, c’est pas fort. »

Les étudiants rencontrés sont unanimes à dire que les professeurs font preuve d’une grande disponibilité. Ils font observer que plusieurs affichent leur horaire de disponibilité sur la porte de leur bureau et que certains le précisent en classe dès le premier cours. D’autres transmettent leur adresse électronique pour permettre aux étudiants de correspondre aisément avec eux et quelques-uns vont jusqu’à donner leur numéro de téléphone personnel. Il arrive que certains professeurs ne respectent pas les heures de disponibilité, mais ils constituent l’exception et non la règle.

« Ici, les professeurs sont très disponibles, la plupart affichent leur horaire à la porte de leur bureau et certains nous donnent même leur numéro de téléphone à la maison. »
« Moi, je communique par courriel avec une bonne partie de mes profs. C’est pratique et rapide. »

Les étudiants apprécient le fait de pouvoir rencontrer leurs professeurs en dehors des heures de cours, mais apprécient également les centres d’aide mis à leur disposition dans plusieurs disciplines, ainsi que les services aux étudiants.

« Dans mon collège, tu peux aller rencontrer des professeurs dans des centres d’aide quand tu as des difficultés. Il y en a en français, en maths, en physique. »
« J’ai réglé mes problèmes de français, que je traînais depuis le primaire, grâce au centre d’aide en français. »
« Les profs réussissent à venir nous chercher. Ils sont très disponibles en dehors des heures de cours pour nous aider. »
« On a beaucoup de services : psychologues, service de santé, aide pédagogique, aide financière, et ils sont très accessibles. »

Selon une forte majorité de participants, une des grandes forces des professeurs de cégep est de réussir à établir de bonnes relations avec leurs étudiants. On observe du respect de part et d’autre, une situation que les étudiants jugent très différente de celle du secondaire. Ils affirment cependant être bien conscients qu’il est plus facile pour les enseignants de cégep d’établir de bonnes relations avec leurs étudiants car ceux-ci sont plus âgés et plus mûrs. Quelques étudiants signalent, quant à eux, que les professeurs de la formation générale tentent moins de créer des connivences que ne le font ceux de la formation spécifique.

« La relation prof-étudiants est très bonne. Les professeurs cherchent à créer des connivences entre eux et nous. »
« Moi, quand un prof est correct, qu’il me parle et s’intéresse à moi, ça me motive. Dans ce cas-là, je ne veux pas le décevoir et je fais ce qu’il demande. C’est le cas dans presque tous mes cours. Ça change du secondaire. »
« En technique de design d’entretien, on forme une belle gang. Les profs sont proches de nous. Je termine dans une semaine et je sais que je vais m’ennuyer d’eux et du groupe. »
« Les professeurs dans ma technique nous encadrent beaucoup, mais ceux de la formation générale sont plus distants. »

En général, les participants disent avoir une bonne relation avec leurs professeurs et remarquent que la majorité d’entre eux sont soucieux de la réussite de leurs étudiants. Ils notent que l’atmosphère en classe est meilleure qu’au secondaire.

« Tous les profs nous encouragent à réussir, ils ne se fichent pas de nous. Il y a une bonne relation avec les professeurs. »
« Le contact avec les professeurs est très différent du secondaire. Ils nous respectent, et l’atmosphère dans les cours est plus agréable. »

Quelques participants citent en exemple les moyens mis en place par les professeurs pour faciliter leur réussite : rencontres individuelles avec les étudiants en difficulté, reprise d’examens ou de présentation orale et évaluations formatives. D’autres participants affirment, pour leur part, que les professeurs de la formation générale ne contribuent pas à leur réussite. Enfin, quelques étudiants disent avoir l’impression que certains enseignants considèrent qu’à ce stade des études l’étudiant doit trouver en lui-même la motivation pour réussir et semblent accepter comme une fatalité l’échec de quelques-uns d’entre eux.

« La majorité de mes profs, quand ils voient que nos notes sont basses, ils nous demandent de venir à leur bureau. »
« Dans mon cours d’anglais, j’ai coulé mon oral parce que j’étais trop nerveux. Mon professeur savait que j’avais travaillé fort pour le préparer. Il m’a offert de le reprendre devant un groupe plus petit. J’ai trouvé ça correct. »
« Pour nous motiver, les profs devraient justifier la pertinence de tel ou tel apprentissage. »
« Dans mes cours généraux, j’ai l’impression que les profs ne se préoccupent pas de notre réussite. »

1.3 Des apprentissages enrichissants

La majorité des participants ont une vision positive des connaissances qui leur ont été transmises depuis leur entrée au cégep. Ils se réjouissent de leur abondance mais craignent, en même temps, de n’avoir pas pu les intégrer complètement. Quelques-uns ajoutent que certaines stratégies d’apprentissage facilitent l’acquisition de connaissances et qu’ils apprennent mieux, par exemple, lorsqu’ils sont actifs en classe et que les professeurs varient leurs méthodes d’enseignement. Ils déplorent en ce sens l’utilisation des cours magistraux, notamment en formation générale. Seuls quelques étudiants (en fin de première année) ont émis des commentaires négatifs à l’égard des cours, qu’ils jugent trop généraux, pas suffisamment spécialisés, trop semblables à ceux du secondaire.

« Je n’en reviens pas de tout ce que j’ai appris depuis que je suis au cégep, c’est super. Mais des fois, c’est quasiment trop, on ne peut pas tout comprendre. En plus, trois heures de théorie, c’est long. »
« Le contenu est intéressant et pertinent, mais parfois on passe trop vite sur certaines connaissances. On n’a pas le temps de les assimiler. »
« Depuis que je suis en sciences humaines, j’ai appris plein de choses; maintenant je comprends beaucoup mieux ce qui m’entoure. »
« Dans les cours techniques, c’est facile d’apprendre. Les profs connaissent bien leur matière et ils nous font faire des simulations. En philo et en français, c’est différent, cela m’intéresse moins et les cours sont moins dynamiques. »
« Il devrait y avoir plus de cours de notre spécialité en première année, ça nous motiverait à continuer parce que, la première année, c’est bien général. Ça ressemble au secondaire. »

Pour ce qui est du développement d’habiletés intellectuelles, les participants ont surtout mis l’accent sur l’analyse, la pensée critique et la résolution de problèmes. Un bon nombre d’entre eux affirment que les cours de philosophie, de français et de méthodologie de recherche en sciences humaines les ont largement aidés à développer une pensée critique et une capacité d’analyse. Quelques étudiants de Sciences de la nature et de Sciences humaines ont voulu souligner le fait que la résolution de problèmes est un des objectifs principaux de plusieurs de leurs cours.

« Avec mes cours de méthodes de recherche et de philo, j’ai développé mon sens critique. Lorsqu’on me dit des choses maintenant, je veux savoir d’où ça vient. Est-ce que c’est sérieux, vérifié, ou bien est-ce que ce sont des croyances. »
« J’ai développé des méthodes de travail et j’ai aussi appris la méthodologie de recherche en sciences humaines. Maintenant je sais distinguer une connaissance scientifique d’une connaissance non scientifique. »
« La philo et le français nous aident à développer nos capacités d’analyse. Ça nous sert dans plusieurs cours et aussi dans la vie de tous les jours. »

De façon générale, les étudiants s’entendent pour affirmer qu’ils ont très peu étudié au secondaire. Ils avouent avoir raffiné ou développé leurs techniques d’étude au cégep, souvent après avoir obtenu des résultats très décevants à leurs premiers examens. Certains l’ont fait par eux-mêmes; d’autres avec le soutien de professeurs et d’aides pédagogiques. Le même scénario s’applique à la prise de notes et à la gestion du temps. En somme, ils ont compris la nécessité de développer des stratégies efficaces qui leur seront utiles plus tard à l’université et sur le marché du travail.

« Je me suis mise à étudier au cégep. Au secondaire, juste en écoutant mes cours, je réussissais à obtenir une note moyenne aux examens. »
« Moi, je n’avais jamais étudié. J’ai dû apprendre. »
« Moi, j’ai tout appris ici, comment gérer mon temps, étudier, prendre des notes. »

En formation technique, ceux et celles qui ont effectué des stages se disent bien préparés pour le marché du travail car, selon eux, ces stages leur ont permis de vérifier la pertinence de leurs apprentissages. Quelques étudiants ajoutent cependant que les stages auraient dû avoir lieu plus tôt dans leur formation pour les motiver encore plus ou pour confirmer leur choix de carrière.

« Ma formation m’a bien préparé. Je suis en troisième année de technique, je suis en stage et je vois que ce que j’ai appris est utile. Mais ce stage aurait dû venir plus tôt. »
« J’ai fait mes deux stages au même endroit parce qu’après le premier, l’entreprise a demandé à ce que je revienne pour le deuxième. Je termine dans quelques semaines et je suis déjà engagé dans cette entreprise. Ils sont très satisfaits de ma formation. »
« Dans ma technique, une bonne partie de mes professeurs ont travaillé en entreprise avant d’enseigner. On sent qu’ils savent de quoi ils parlent et qu’ils cherchent à nous préparer au marché du travail. »

Par ailleurs, tous ceux qui ont effectué des stages, rémunérés ou non, ont fortement apprécié l’expérience. Ils les jugent appropriés même s’ils trouvent parfois qu’ils ne répondent pas à toutes leurs attentes. Ils s’entendent pour dire qu’après un stage leur attitude en classe change : ils sont plus intéressés et ils posent plus de questions; ce qui pouvait leur sembler abstrait devient soudainement beaucoup plus concret.

« Les stages, c’est merveilleux. Ça donne un sens à ce qu’on apprend. Il devrait y en avoir plus. »

1.4 Le cégep, une étape nécessaire dans le processus de formation

Les étudiants interrogés s’entendent pour affirmer que le cégep est une étape nécessaire de leur formation. Leurs raisons sont multiples. Tout d’abord, ils qualifient le cégep de transition indispensable entre le secondaire et l’université pour gagner en maturité, pour développer son autonomie et pour parfaire ses connaissances. Ensuite, plusieurs soulignent l’importance de changer de lieu pour rendre plus concrète l’accession aux études supérieures. Certains ont également fait remarquer que la formation au cégep – plus spécialisée qu’au secondaire, mais moins qu’à l’université – joue un double rôle important : ce début de spécialisation a un effet positif sur leur motivation pour les études, et la formation fondamentale qui les amène à toucher à plusieurs disciplines leur permet de faire un choix de carrière plus éclairé. Enfin, des participants du secteur technique ont insisté sur la pertinence de la formation générale pour développer la culture générale, l’esprit critique et l’ouverture d’esprit. Selon eux, c’est ce qui les rend plus intéressants pour les employeurs, car ils ont acquis une vision plus large de la société et une capacité de réflexion qui les aidera à prendre de bonnes décisions au travail.

« On y acquiert de la maturité. Au cégep, pour la première fois, il faut prendre ses études en main. »
« Moi, je vais à l’université et je n’aurais pas voulu faire une année de plus au secondaire comme dans certaines provinces. C’est important de changer de lieu. On voit ça comme une étape et on sent qu’il faut devenir plus sérieux dans ses études. »
« Je n’aurais pas été prête à partir pour l’université après le secondaire. Je suis contente de faire mes études préuniversitaires dans ma région. »
« Il faut une transition entre le secondaire et l’université pour apprendre à faire des travaux et pour le développement de la personne. »
« À la fin du secondaire, on n’est pas prêts à choisir son orientation pour l’université. Le passage au collégial, avec une formation large, nous permet de voir les disciplines dans lesquelles on a plus d’aptitudes. »
« C’est une période de transition pour savoir quoi faire dans la vie. »
« Le cégep est intéressant pour nous ouvrir l’esprit et ne pas se spécialiser trop vite. »
« Je pense que c’est important pour les connaissance techniques et générales. Cela nous donne un peu de culture. Tu ne connais pas juste ta petite branche. »
« Moi, je ne posais pas trop de questions sur ce qui se passait autour de moi avant de commencer le cégep. Je m’intéressais à l’informatique et aux sports, c’est tout. Je n’étais pas trop content d’avoir des cours de français et de philosophie. Maintenant je suis capable de prendre position dans une discussion sur l’actualité. »

Lorsqu’ils comparent le cégep avec l’organisation de l’éducation ailleurs au Canada ou aux États-Unis, les participants disent spontanément préférer la structure collégiale du Québec. Ils soulignent l’enrichissement que constitue la fréquentation des étudiants de différents programmes. Ils ajoutent que les conversations sont alors plus nuancées et qu’il est bien de s’ouvrir à ce que font les autres. Ils estiment également que ces échanges peuvent aider les étudiants qui sont mal orientés et qui cherchent un programme qui leur conviendrait mieux.

« On entend parler de ce qui se passe dans les autres programmes et, si on n’est pas branché, ça peut nous aider pour notre orientation. »
« C’est bien de savoir ce que les autres font. On peut comparer nos cours. »
« Moi, je trouve ça le fun. On a des conversations plus variées. J’ai des amis qui sont en technique et ils m’en parlent. »

Au sujet de l’accessibilité à l’enseignement collégial, les opinions des participants sont partagées. Une bonne proportion d’entre eux croit que les cégeps sont accessibles à tous, surtout grâce à la session d’accueil et d’intégration destinée aux étudiants plus faibles ou indécis sur leur orientation. D’autres évoquent plutôt des amis qui ne sont pas venus au cégep parce qu’ils craignaient de ne pas réussir les cours de formation générale. Ceux-là croient que certains étudiants sont de ce fait exclus du système, étant donné l’obligation de réussir ces cours pour obtenir un DEC.

« Avec la session d’accueil et d’intégration, je pense que c’est accessible à tout le monde. »
« Quelqu’un qui veut peut réussir au cégep. Il y a plein de ressources pour nous aider, les profs, les centres d’aide, les cours de mise à niveau, les API. »
« Certains craignent les cours généraux, surtout au secteur technique. »
« Moi je connais des gens qui auraient été excellents dans les cours techniques mais qui auraient échoué dans les cours de philo et de français. Dans ce cas-là, il vaut mieux faire un DEP. »
« Tout le monde n’en est pas capable, il faut pouvoir se discipliner. »

1.5 Une formation qui répond aux attentes

La grande majorité des participants disent avoir reçu au cégep une formation qui répond à leurs attentes et quelques-uns d’entre eux affirment que cette formation a dépassé leurs espérances. Qu’ils viennent chercher un diplôme technique ou se préparer pour l’université, les étudiants semblent très satisfaits des connaissances acquises, des professeurs et du milieu de vie. Par contre, certains ont trouvé le passage du secondaire au collégial difficile, sans pour autant dénigrer la formation reçue. Seuls quelques étudiants du secteur préuniversitaire jugent trop faible le niveau de difficulté des cours.

« En électronique, je suis satisfaite. Je suis une fille et je suis bien acceptée dans un milieu majoritairement masculin. »
« Je venais ici pour apprendre et j’en ai appris des choses en deux ans : analyser, réfléchir, critiquer, faire des recherches. Je me sens prête pour l’université. »
« Moi, je venais pour chercher un diplôme qui me permette de trouver une bonne job. Je suis très satisfait. Je n’ai pas encore fini mon cours et j’ai déjà eu trois offres d’emploi. »
« Je n’avais pas de grandes attentes en venant au cégep, je devais passer par là pour aller à l’université. Je me rends compte aujourd’hui de l’énorme bagage que j’ai amassé en passant. »
« Je ne sais pas si c’est parce qu’on est plus sérieux, mais en trois ans au cégep, j’ai l’impression d’avoir plus appris qu’en cinq ans au secondaire. Je me suis mis à aimer l’école. Les profs dans ma technique sont super corrects. Ils veulent qu’on comprenne et ils utilisent toutes sortes de moyen pour ça. On est un beau groupe dans mon programme, ça compte. »
« Je suis satisfaite, mais la marche est haute. »
« Oui, il y a des bouts difficiles, mais j’aime ça. »
« C’est sûr que ce n’est pas parfait, mais j’ai beaucoup progressé depuis la fin du secondaire. »
« Oui et même plus. Quand je me suis inscrite en génie industriel, c’est l’aspect technique qui m’intéressait. Là-dessus, je suis très satisfaite, mais je n’aimais pas beaucoup les cours de formation générale, je trouvais ça peu utile. Aujourd’hui je pense qu’ils sont importants, ces cours-là. Ma formation est plus complète et je suis plus intéressante pour les employeurs. »
« Moi, j’ai voulu lâcher mille fois mais enfin je suis passée à travers. Ma satisfaction, c’est de finir. Je ne sais pas où je vais aller à l’université. »
« Au préuniversitaire, les standards ne sont pas assez élevés, les cours devraient être plus poussés. Je m’attendais à ce que cela soit plus difficile. »

1.6 De bonnes perspectives d’avenir

Une forte majorité de participants – même ceux du secteur préuniversitaire – disent croire que les possibilités d’emploi sont très bonnes pour un diplômé du collégial. Ils reconnaissent que le taux de placement varie d’une technique à l’autre mais ils pensent que, de plus en plus, les employeurs préfèrent un diplômé du collégial à un diplômé du secondaire, pour ses connaissances plus larges et pour sa capacité à prendre des décisions. Ils estiment aussi que les tâches d’un technicien sont plus stimulantes et créatives que les tâches attribuées aux détenteurs d’un DEP.

« Je suis certain qu’avec un diplôme collégial technique on a plus de chances de se placer et d’avoir un emploi stimulant qu’avec un DEP. C’est pour ça que j’ai choisi de continuer au cégep même si l’école, je n’aimais pas trop ça. Je termine dans quelques semaines et je suis bien content de ma décision. »
« En techno, il y a plus de postes que de techniciens. Ça ne devrait pas être difficile de se placer. »
« Des gens d’une entreprise de notre région sont venus nous rencontrer dernièrement. Ils nous ont dit qu’ils ne veulent pas seulement des employés qui peuvent faire des tâches techniques. Ils veulent aussi qu’on ait assez de connaissances pour prendre de bonnes décisions. »
« Je suis en électronique. En stage, j’ai vu le type de travail fait par les diplômés du secondaire et je trouvais que c’était répétitif et peu créatif. J’aime mieux les tâches qui sont données aux techniciens. »

1.7 Des activités étudiantes et des services aux étudiants de grande valeur

Une grande partie des étudiants rencontrés s’entendent pour dire que les activités étudiantes sont très valables et variées. Ils sont satisfaits des activités sportives et culturelles organisées dans leur collège, bien qu’ils ne soient pas nombreux à y participer pour diverses raisons étrangères aux activités elles-mêmes. Quant à ceux qui s’adonnent à ces activités, ils n’ont que des éloges à formuler. Ils disent y avoir fait des apprentissages, notamment en ce qui a trait aux responsabilités, au leadership et à l’assurance.

« Mon assurance, mon leadership, je les ai acquis au cours des activités parascolaires qui sont pour moi aussi formatrices que les cours. »
« Les activités sportives sont nombreuses et bien encadrées. »
« Moi, ça fait cinq ans que je participe au service des sports. C’est en travaillant avec ces personnes que j’ai appris à assumer des responsabilités. »
« On a du cinéma, un journal étudiant, une radio étudiante et un club de voyages. Moi, je profite surtout du cinéma. Il y a plein de bons films historiques. »
« La radio étudiante est très bien organisée. J’aime aussi aller au local de jeu de rôles, je rencontre du monde et j’utilise des connaissances apprises dans mes cours pour jouer mes rôles. »
« Je suis dans un groupe de secourisme. On a un local, on forme une petite gang, j’apprends des choses et ça me permet de participer. »

Les services aux étudiants sont par ailleurs généralement connus des participants, qui les jugent essentiels. Les centres d’aide, les services financiers, les services de santé et les services d’orientation sont les plus fréquentés. La majorité se dit satisfaite, avec une certaine réserve toutefois pour les services d’orientation. Plusieurs participants qui ont utilisé ce service soulignent les délais trop longs pour obtenir un rendez-vous, l’information plus ou moins actuelle et les rencontres trop brèves avec les conseillers.

« Je suis forte en français et mon professeur m’a demandé si je voulais donner du temps au centre d’aide en ressource linguistique pour aider des étudiants qui ont des difficultés. J’ai accepté et j’ai découvert que j’aimais faire ça et que j’avais des aptitudes. Je me suis inscrite en enseignement à l’université. »
« Moi, j’ai eu besoin du service d’aide financière, la responsable est très correcte et elle nous renseigne bien. »
« C’est bien d’avoir une infirmière sur place, ça rassure. »
« Chez nous, les services d’orientation, ce n’est pas fort. C’est long avant d’avoir un rendez-vous et les renseignements qui sont donnés ne sont pas toujours à jour. »

Lorsqu’il est question des bibliothèques, deux points de vue opposés ressortent. Un peu plus de la moitié des participants considèrent que leur bibliothèque est bien constituée et répond à leurs besoins. Les autres sont insatisfaits : ils déplorent le manque de volumes récents, le faible nombre d’ordinateurs et le fait que la collection ne soit que partiellement informatisée.

« On a une bonne bibliothèque bien équipée en livres, revues, cédéroms pour les journaux. On a aussi une très bonne collection de films sur vidéocassette. »
« La bibliothèque est vraiment mal équipée. On manque de livres récents et il n’y a pas assez d’ordinateurs pour faire nos travaux. Seulement la moitié de la collection est informatisée. »

En ce qui concerne les ordinateurs mis à leur disposition, les participants sont nombreux à juger que leur nombre est suffisant. Cependant, l’entretien et le soutien technique aux étudiants révèlent des lacunes. Il semble par ailleurs que l’accès à Internet soit de qualité variable d’un cégep à l’autre. Certains étudiants disent y avoir accès facilement dans leur collège, tandis que d’autres parlent de périodes de temps limitées et de lenteur extrême du système.

« Le nombre d’ordinateurs est suffisant, mais on n’est branché sur Internet que quelques heures par semaine : ça c’est vraiment insuffisant. »
« On a accès à des ordinateurs, mais il faut payer 10 $. »
« On a des ordinateurs : ils sont lents, les imprimantes manquent d’encre régulièrement, il n’y a pas de soutien technique. »

2. LES AMÉLIORATIONS SOUHAITÉES

Les participants et les participantes aux groupes de discussion ont aussi émis des commentaires concernant des aspects de l’enseignement collégial qui devraient, selon eux, être améliorés.

2.1 Une meilleure équivalence entre les cours

Les étudiants souhaitent qu’il y ait une plus grande équivalence entre les cours. Ils voudraient que les professeurs se consultent lorsqu’ils ont à donner le même cours et qu’ils s’entendent sur un contenu de base et sur des évaluations équivalentes. Actuellement, ils ont l’impression d’être à la merci du hasard en ce qui a trait à la qualité du contenu des cours et aux évaluations.

« Manque de « constante » entre les professeurs. Les façons de corriger et la charge de travail sont complètement différentes. Par exemple, en philosophie, selon le professeur, ton cours sera facile ou non. Il n’y a pas d’équivalence entre les cours même s’ils portent le même numéro. Les notes aussi peuvent être très différentes. »
« Sur l’équivalence entre les cours, on se demande parfois si on a une aussi bonne formation que nos collègues qui ont le même cours. »

2.2 L’évaluation des professeurs par les étudiants

Le deuxième aspect abordé par un grand nombre de participants est l’évaluation des professeurs. Pour s’assurer de la qualité des cours, les participants voudraient que tous les professeurs, et non pas seulement les professeurs non permanents, soient évalués par leurs étudiants. De cette façon, les étudiants pourraient signaler les problèmes qu’ils ont perçus dans certains cours et exprimer leur satisfaction à l’égard des professeurs dont les cours sont de qualité – une majorité selon les participants.

« Les professeurs devraient être évalués. On n’a aucune indication de leur compétence. Il y en a qui n’ont pas le sens de la pédagogie. »
« Certains professeurs ne s’adaptent pas à leurs étudiants et, comme ils ne sont pas évalués, ils ne savent pas ce qu’ils devraient changer dans leur enseignement. »
« Chez nous, les jeunes professeurs sont évalués et on remarque qu’après ils cherchent à s’ajuster. Cela devrait être fait pour les anciens profs. »
« Les profs disent qu’ils nous évaluent pour qu’on s’améliore, mais eux ne veulent pas être évalués. »
« Les étudiants devraient évaluer leurs profs et le département devrait être avisé des résultats. »

2.3 Revoir la charge de travail des jeunes professeurs

Toujours au sujet des enseignants, les étudiants font observer que la charge de travail des jeunes professeurs est trop grande et que cela pourrait affecter la qualité des cours. Ils préconisent une meilleure distribution des cours entre les professeurs d’une même discipline pour éviter que des enseignants ne se retrouvent surchargés et, de ce fait, incapables d’offrir une formation de qualité.

« Les nouveaux professeurs ont souvent plusieurs cours différents à préparer et ça joue un peu sur la qualité même s’ils sont très motivés. Il devrait y avoir une meilleure distribution des cours entre les professeurs. »

2.4 Le personnel de direction

En ce qui concerne le personnel de direction, certains étudiants déplorent un manque d’appui à leur égard dans les moments difficiles. Ils mentionnent particulièrement la direction des études qui ne porte pas attention à leurs problèmes d’ordre pédagogique ou refuse tout simplement de les rencontrer. Ils ont l’impression de n’avoir aucun recours lorsqu’ils se croient victime d’injustice.

« La bureaucratie du cégep, il y a toujours des erreurs dans les horaires. C’est lourd. À midi les bureaux ferment alors qu’on est disponible. Dernièrement, celui qui s’occupe de notre programme, un directeur, est venu nous rencontrer. J’ai voulu en parler. Il m’a répondu qu’il ne pouvait rien faire pour cela. »
« Les gens de la direction sont très peu présents auprès des étudiants. Ils ne tiennent pas à rencontrer ceux qui ont des difficultés, ils ne sont pas accessibles. »

2.5 Le contenu des cours

Au sujet du contenu des cours, ils sont nombreux à penser qu’il est beaucoup trop vaste, particulièrement pour les cours de formation générale, mais aussi pour les cours de formation spécifique des programmes préuniversitaires. De leur point de vue, la matière transmise dans ces cours est encore plus difficile à retenir si la stratégie d’enseignement utilisée est le cours magistral.

« Les professeurs sont obsédés par le contenu à donner. On a beaucoup de matière à voir dans chaque cours. On n’a pas le temps de réfléchir à ce que le professeur dit, il faut prendre des notes. Ils devraient sélectionner le contenu le plus important et nous rendre plus actifs. »

2.6 Réduire le nombre d’étudiants par classe

Plusieurs participants croient que le nombre d’étudiants par classe est excessif, surtout dans les programmes de l’enseignement préuniversitaire où les cours peuvent compter jusqu’à 40 étudiants. Ils considèrent que dans ce cas la relation professeur-étudiant est peu développée et que, par conséquent, les professeurs ont fort peu de chances de détecter rapidement les problèmes de leurs étudiants.

« On est trop nombreux dans les groupes au préuniversitaire. Un groupe de 40 personnes, c’est trop. C’est difficile d’entrer en relation avec le professeur dans ces conditions-là. »

2.7 Un plus grand choix de cours complémentaires

La majorité des étudiants ont une vision négative des cours complémentaires. Ils aimeraient pouvoir choisir des cours qui comblent des lacunes dans leur formation spécifique ou encore qui correspondent à leurs goûts. Ils jugent l’offre de cours complémentaires limitée et le mode d’attribution trop restrictif.

« Je suis en sciences de la nature et je m’inscrit en génie à l’université. J’aurais eu besoin d’au moins un cours en informatique et comme ça ne se donne pas dans mon programme, je voulais le prendre en complémentaire. Je ne l’ai pas eu. À la place, j’ai été obligé de prendre un cours de philo des religions et un cours de politique. »
« On manque de choix. On voudrait des cours de langue, d’arts, d’informatique. »
« Il faudrait avoir plus de choix pour les cours complémentaires. C’est vraiment trop limité. »

2.8 Les cours de philosophie et de français en formation technique

Une partie des étudiants du secteur technique remettent en question la pertinence des cours de philosophie et de français. Ils souhaiteraient en voir diminuer le nombre ou, du moins, que ces cours soient mieux adaptés à leur programme et à leur future carrière.

« Je suis en troisième année de techniques administratives et je n’ai pas encore compris pourquoi je fais de la philosophie. C’est complètement inutile. »
« En français, on pourrait avoir un cours de moins. Ce n’est pas pertinent pour ce que je vais faire plus tard. »
« Pour le secteur technique, les cours de philosophie devraient être adaptés à notre profession future, et deux cours seraient suffisants. »

2.9 Accroître et adapter la formation en informatique

Une bonne partie des participants, particulièrement dans les programmes préuniversitaires, jugent leur connaissance des outils informatiques nettement insuffisante. Selon eux, tous les étudiants devraient suivre un cours d’initiation à l’informatique et aux logiciels les plus répandus sur le marché du travail. Ils voudraient également que les professeurs utilisent davantage les outils informatiques durant les cours. La plupart des étudiants du secteur technique ont, pour leur part, reçu une formation de base en informatique et certains ont suivi une formation approfondie sur des logiciels spécialisés. Pour ce groupe, la demande concerne surtout le choix des logiciels enseignés. Ils voudraient que les professeurs les forment à partir des logiciels utilisés en entreprise, pour que leur formation soit bien ajustée au marché du travail.

« On a besoin d’une meilleure connaissance des outils informatiques. Les logiciels que l’on utilise sont souvent dépassés ou peu utilisés dans les entreprises. »
« Il faut nous faire prendre le virage technologique, particulièrement avec les outils multimédias. »
« Il faudrait un cours de base en informatique. »

2.10 Accentuer l’enseignement des langues

Un autre sujet d’insatisfaction de la part de nombreux étudiants rencontrés : l’enseignement des langues. Ils estiment que les cours de français sont trop axés sur la littérature et pas suffisamment sur le code linguistique. Ils jugent nécessaires les cours de français de base. Certains sont satisfaits des cours dans leur forme actuelle mais ressentent aussi le besoin de parfaire leurs connaissances en français. Ils suggèrent que les cours comprennent à la fois des notions de littérature et des apprentissages de base.

Les participants sont également insatisfaits des cours d’anglais : nombreux sont ceux qui les trouvent trop faciles et peu formateurs. Ils ont l’impression d’avoir peu progressé depuis la fin du secondaire et font remarquer qu’avec la mondialisation des marchés, la connaissance de l’anglais est de plus en plus indispensable. Selon eux, le ministère de l’Éducation devrait permettre l’enseignement de l’anglais dès le primaire.

« Les cours de français ne répondent pas à nos besoins. On a besoin d’apprendre à mieux écrire, à mieux communiquer. Actuellement, on fait uniquement de la littérature. »
« Je pense qu’on devrait avoir en français un mélange des deux; un peu de français de base et un peu de littérature. »
« Je suis en techniques administratives et la plupart des employeurs demandent que l’on soit bilingue. Nos cours d’anglais ne sont vraiment pas appropriés. Il faudrait qu’ils poussent plus sur l’anglais. »

CONCLUSION

Même s’ils ont exprimé quelques critiques à l’endroit de l’enseignement collégial, les 72 étudiants interrogés en ont, dans l’ensemble, dressé un bilan très positif, et l’on peut affirmer qu’ils considèrent que la formation collégiale a répondu à leurs attentes.

Les étudiants apprécient le changement d’établissement, l’autonomie qui leur est accordée et l’ouverture d’esprit que l’on retrouve dans le milieu collégial. Ils soulignent la disponibilité et la compétence des professeurs, et le respect mutuel qui caractérise leurs relations avec eux. Ils disent avoir développé au cégep de nouvelles habiletés intellectuelles telles que la pensée critique, le sens de la communication, les capacités d’analyse et de résolution de problèmes, et acquis des méthodes de travail et de gestion du temps qui leur serviront toute leur vie. Ils reconnaissent la qualité et la diversité des connaissances acquises au collégial et se disent satisfaits des centres d’aide, des services aux étudiants et des activités étudiantes. Ils trouvent enrichissant le regroupement des programmes techniques et préuniversitaires dans un même lieu, et considèrent que les études collégiales ouvrent sur de très bonnes perspectives d’avenir.