Communiqués
Mémoires et avis
Textes d’opinion
Autres
2022
2021
2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
Résultat(s)

Filtres sélectionnés:

MONTRÉAL, LE 17 FÉVRIER 2022 — À l’occasion de la 19e édition des Journées de la persévérance scolaire, qui se déroule du 14 au 18 février, la Fédération des cégeps a souligné aujourd’hui l’importance d’encourager les jeunes de tous les niveaux d’enseignement à persévérer dans leurs études, pour assurer leur propre développement et celui du Québec. Selon la Fédération, il s’agit là d’une responsabilité qui doit mobiliser les efforts de tous les acteurs de la société, particulièrement en cette ère de pandémie, de pénuries de main-d’œuvre et de transformation de l’économie. Les Journées de la persévérance scolaire constituent, dans cette perspective, une initiative à saluer, a-t-elle mentionné.

« Dans un contexte qui présente une multitude de défis aussi complexes que diversifiés, le Québec doit pouvoir miser sur une main-d’œuvre plus nombreuse et bien qualifiée. Il faut donc encourager la persévérance à tous les niveaux, y compris au collégial, car 94 % des emplois créés entre 2018 et 2028 demanderont au minimum un diplôme du cégep. En 2028, ce sont 49 % de tous les emplois qui seront occupés par des personnes diplômées de l’enseignement supérieur. Il faut bien sûr continuer de mener tous les jeunes jusqu’au diplôme de 5e secondaire et reconnaître l’importance du diplôme d’études professionnelles, mais il faut pousser notre ambition collective au-delà. Les jeunes doivent s’accrocher à leurs études jusqu’au plus haut niveau possible et même continuer à se former de manière continue une fois sur le marché du travail. Il s’agit des nouvelles exigences dans la plupart des économies, au Québec comme à l’échelle de la planète. Il faut en particulier encourager les garçons, qui accusent un certain retard à cet égard, à poursuivre leurs études », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

Charte des employeurs pour la persévérance

Convaincre les employeurs d’accorder aux étudiantes, aux étudiants, aux travailleuses et aux travailleurs les conditions nécessaires à la réussite de leurs cours figure aussi parmi les gestes à poser pour favoriser la persévérance scolaire, estime la Fédération des cégeps. Dans cette optique, elle s’associe publiquement au lancement de la Charte des employeurs pour la persévérance scolaire lancée par la Table ronde affaires et éducation de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) à l’occasion des Journées de la persévérance scolaire. À travers cette charte, qu’ils seront invités à signer, les employeurs s’engageront à mettre en place les meilleures pratiques pour favoriser la réussite éducative des personnes à leur emploi qui poursuivent des études à temps plein ou à temps partiel, peu importe leur âge.

Selon des données récentes, 56,4 % de la population étudiante des cégeps occupe un emploi rémunéré durant l’année scolaire. De cette proportion, près de 21 % des étudiants et des étudiantes travaillent plus de 20 heures par semaine et 1,5 %, plus de 30 heures. Actuellement, 63,2 % des étudiants et des étudiantes obtiennent leur diplôme deux ans après la durée prévue et, en formation technique, 75,5 % seulement des étudiants et des étudiantes fréquentent toujours le cégep à la cinquième session, dans un programme qui en compte normalement six. Pour la Fédération, ces personnes peuvent avoir abandonné leur programme pour diverses raisons, y compris pour se réorienter, mais plusieurs sont susceptibles d’avoir été embauchées dans un domaine en lien avec leurs études avant d’avoir complété celles-ci. Ce qui, dans l’avenir, pourra nuire à leur mobilité et leur avancement professionnels puisqu’elles seront sans diplôme.

Devant un tel portrait, la Fédération des cégeps se réjouit à l’idée que les employeurs soient invités à prendre davantage à cœur la réussite éducative de leurs travailleurs et travailleuses, y compris les personnes qui sont inscrites à la formation continue au collégial, afin que tous et toutes soient en mesure de cheminer jusqu’à l’obtention d’une certification. Le Québec a plus que jamais besoin d’une main-d’œuvre qualifiée dont la formation est reconnue et transférable, a conclu la Fédération.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue, de financement, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de technologies de l’information, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. 

 — 30 — 

RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps