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Consultations prébudgétaires 2022-2023

MONTRÉAL, LE 20 JANVIER 2022 — À l’occasion des consultations prébudgétaires 2022-2023 que mène actuellement le ministre des Finances, M. Éric Girard, auxquelles elle a participé hier, la Fédération des cégeps a rendu public le mémoire Les cégeps à la croisée des transformations dans lequel elle rappelle le rôle essentiel que sont appelés à jouer les 48 établissements de son réseau pour faire évoluer le Québec en réponse aux enjeux majeurs de pénurie de main-d’œuvre, de transformation du marché du travail et de relance d’une économie affectée par les répercussions de l’actuelle pandémie. Pour permettre aux cégeps de donner leur pleine mesure dans un tel contexte, la Fédération met de l’avant une dizaine de pistes de solution que le gouvernement du Québec est invité à soutenir dans le cadre de son budget 2022-2023.

« Les solutions que nous proposons au gouvernement en vue du prochain budget sont le fruit d’une lecture attentive d’un marché du travail qui subissait déjà des transformations en raison de l’évolution démographique et technologique du Québec, et sur lequel la pandémie est venue agir en entraînant des pertes d’emplois, tout particulièrement chez les personnes ne détenant pas un diplôme collégial. Quand on sait par ailleurs que 94 % des emplois créés entre 2018 et 2028 demandent au minimum un diplôme du cégep, que 49 % de tous les emplois en 2028 seront occupés par des diplômés de l’enseignement supérieur et que le manque de compétences de formation générale ou technique est un facteur tout aussi important que la rareté des candidats aux yeux des employeurs expliquant leurs difficultés de recrutement, un constat s’impose : le Québec a tout intérêt à investir davantage dans l’enseignement postsecondaire », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

Hausser le passage vers le cégep et soutenir les étudiants présentant des difficultés

Parmi les propositions qu’elle adresse au gouvernement, la Fédération indique notamment vouloir hausser le nombre de diplômées et de diplômés du secondaire qui passent aux études collégiales et offrir un soutien accru aux étudiantes et aux étudiants collégiaux pour augmenter leur taux de diplomation. Pour ce faire, elle souhaite que les cégeps soient en mesure d’analyser les trajectoires des groupes sous-représentés aux études collégiales en ayant recours, entre autres, à l’intelligence artificielle. Elle veut également mieux cibler les étudiantes et les étudiants qui éprouvent des difficultés lors de leur passage au collégial et leur offrir un accompagnement additionnel. Les cégeps doivent par ailleurs pouvoir intervenir sur les facteurs qui amènent des jeunes à ne pas poursuivre leurs études au-delà du secondaire, en améliorant les mécanismes de collaboration entre les centres de services scolaires et les cégeps, estime la Fédération.

Pour augmenter le taux de diplomation chez les étudiantes et les étudiants présentant des difficultés, la Fédération invite le gouvernement à soutenir la révision des moyens en place dans les établissements en réponse aux besoins grandissants des étudiants et des étudiantes, ainsi que l’analyse des pratiques actuellement déployées en vue d’ajuster l’aide à la réussite. Plus largement, elle souhaite voir les cégeps disposer des moyens pour adapter leurs services en matière de réussite, notamment en fonction des étudiantes et des étudiants présentant une moyenne générale au secondaire faible, des étudiantes et des étudiants en situation de handicap ou ayant des besoins particuliers, des étudiantes et des étudiants autochtones, de celles et ceux qui sont issus de l’immigration, des étudiantes et étudiants internationaux, des jeunes admis avec des unités manquantes du secondaire et des étudiants et étudiantes du cheminement Tremplin DEC.

Améliorer les compétences numériques et la qualité de la langue

L’acquisition des compétences numériques nécessaires pour évoluer dans un environnement qui se transforme étant essentielle, la Fédération demande par ailleurs les ressources nécessaires pour combler le déficit en matière de ressources informationnelles des cégeps. De même, dans l’optique de mettre en œuvre le Plan d’action numérique du ministère de l’Enseignement supérieur et la Politique gouvernementale de cybersécurité, les cégeps ont des besoins importants. Les établissements doivent aussi pouvoir bonifier les services technopédagogiques et développer leur offre de formations à distance, selon la Fédération.

La maîtrise de la langue représentant le critère auquel sont associées le plus de difficultés pour les étudiants et les étudiantes des établissements francophones, la Fédération propose également de soutenir les cégeps afin qu’ils puissent mieux contribuer au rayonnement de la culture québécoise et à la vitalité de la langue officielle du Québec, et renforcer la maîtrise du français chez les étudiants et les étudiantes. Dans la poursuite de ce dernier objectif, la Fédération juge que les cégeps doivent, par exemple, pouvoir améliorer les capacités insuffisantes en lecture des jeunes, qui constituent un frein à leur intégration au collégial. Les cégeps auront aussi besoin d’être soutenus dans leurs actions en matière de valorisation de la langue française ainsi que dans l’actualisation et dans l’application de leur politique linguistique et de ses modalités lorsque le projet de loi n° 96 sera adopté.

Mieux répondre aux besoins de requalification et de formation tout au long de la vie

Plus que jamais conscients du rôle grandissant qu’ils sont appelés à jouer à cet égard, les cégeps veulent aussi pouvoir répondre encore plus aux besoins en requalification des travailleuses et des travailleurs en mettant à leur disposition une offre de formations adaptées à leur réalité. Ils souhaitent également être en mesure de répondre de manière agile et rapide aux besoins de main-d’œuvre qualifiée, en plus de soutenir la productivité et le développement socioéconomique du Québec, notamment à travers le déploiement d’une offre de formations visant à soutenir la formation tout au long de la vie.

Pour la Fédération, la certification collégiale — un modèle de formation élaboré récemment par les cégeps — constitue justement une réponse de plus aux besoins de formation tout au long de la vie des adultes. Elle souhaite voir le prochain budget du Québec soutenir ce type de formation, qui vient combler un manque dans le parcours professionnel des adultes, que ceux-ci soient en emploi ou non, en démarche de requalification ou en évolution de carrière au sein d’un même domaine. Ce modèle de formation permet la certification des compétences acquises et peut, au besoin, mener à l’obtention d’un diplôme en enseignement supérieur par le biais d’une démarche de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC).

La Fédération des cégeps espère par ailleurs voir le prochain budget du gouvernement soutenir des initiatives additionnelles en matière de persévérance scolaire au collégial. Alors que le marché de l’emploi est de plus en plus attractif pour les jeunes, des efforts doivent être déployés afin de contribuer à donner du sens aux apprentissages des étudiantes et des étudiants, à soutenir ces derniers dans la construction de leur identité et à contribuer au développement d’un sentiment de compétence, en les aidant à s’orienter et à développer un sentiment d’appartenance. À cet égard, des mesures visant l’acquisition de l’esprit d’entreprendre, le développement de projets en lien avec le développement durable, ainsi que la participation à des activités de recherche appliquée, sont souhaitées. De plus, après plusieurs années d’efforts, les cégeps espèrent voir reconnaître l’apport de leurs fondations pour appuyer les actions de leurs institutions.

Enfin, la Fédération rappelle l’importance d’investir pour offrir aux étudiantes et aux étudiants de tous les cégeps un milieu d’apprentissage stimulant, constitué notamment d’espaces attractifs, d’installations et d’équipements adéquats et d’infrastructures vertes et durables.

On peut consulter le mémoire Les cégeps à la croisée des transformations, ainsi qu’un résumé de celui-ci, sur le site de la Fédération.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue, de financement, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de technologies de l’information, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives.

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RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps