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Montréal, le 15 octobre 2020  Dans le cadre de la consultation que mène le ministère de la Sécurité publique sur le livre vert Réalité policière au Québec : modernité, confiance et efficience qu’il a déposé en décembre 2019, la Fédération des cégeps a transmis aujourd’hui à ce dernier un avis dans lequel elle réaffirme la pertinence et la qualité du programme Techniques policières menant au diplôme d’études collégiales (DEC), qui est offert dans une dizaine d’établissements de son réseau. Ce programme d’une durée de trois ans, qui a été revu à plusieurs reprises au cours des 25 dernières années, doit continuer de représenter l’étape la plus importante d’un parcours de formation qui comprend aussi une formation initiale intensive en patrouille-gendarmerie s’échelonnant sur quinze semaines à l’École nationale de police du Québec (ENPQ), estime la Fédération, qui invite le ministère de la Sécurité publique à maintenir ce modèle de formation. Elle recommande toutefois que le ministère de l’Enseignement supérieur, en concertation avec le ministère de la Sécurité publique et l’École nationale de police du Québec, accorde aux cégeps et à l’ENPQ l’autorisation d’accueillir un plus grand nombre d’étudiantes et d’étudiants dans leurs programmes respectifs. 

 « Dès qu’une réflexion sur les compétences des policiers est amorcée, il est fréquent de voir les regards se braquer sur la formation initiale en négligeant d’examiner la qualité de l’intégrationde la socialisation professionnelle ou de la formation continue, qui relèvent des corps policiers eux-mêmes. Avec sa composante de formation générale qui aide à appréhender les enjeux sociaux, notre programme de DEC constitue toujours la meilleure préparation à l’exercice de la profession de policier, comme le confirment d’ailleurs plusieurs experts. Si on estime qu’il y a des lacunes dans les compétences des policières et des policiers, ce n’est pas du côté de la formation initiale qu’il faut regarder, même si les cégeps sont toujours disposés à examiner leurs pratiques en fonction des besoins du milieu de travail. Ce qu’ils font d’ailleurs au sein de différents comités les réunissant avec les représentants du milieu policier », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay. 

Le programme Techniques policières, dont l’élaboration et la mise à jour relèvent du ministère de l’Enseignement supérieur, est offert selon l’approche par compétences. Chaque compétence enseignée est donc en lien avec une fonction de travail. Au moment de la dernière actualisation de ce programme, en 2017, des consultations avaient été menées auprès des corps policiers et de l’École nationale de police du Québec afin d’y apporter des améliorations en fonction des besoins de la professionUne évaluatrice externe aux cégeps et aux services de police avait également analysé les recommandations émanant de différentes enquêtes du coroner ou de commissions d’enquête diverses ayant porté sur le travail des policiers au cours des dix années précédentesAu terme de cette analyse, il avait été constaté que la hauteur de l’actualisation requise était mineure, bon nombre des recommandations des corps de police, des coroners ou des commissions d’enquête relevant davantage de la formation continue etparfoisdu mandat de l’ENPQ. Il avait par ailleurs été jugé nécessaire d’augmenter la durée du programme afin d’ajouter des heures d’intervention en matière de santé mentale et de toxicomanie, ce qui a été fait. 

Un programme multidisciplinaire arrimé aux besoins actuels 

Ce programme, qui affiche d’excellents taux de réussite en raison notamment de critères élevés d’admission et qui est soumis à différents mécanismes d’assurance qualité, est constitué entre autres de cours de philosophie, de français, de langue et littérature, et d’anglais, soit des cours de la formation générale qui vient s’additionner à la formation spécifique pour offrir aux futurs policiers et policières une multidisciplinarité qui leur permet de mieux agir sur le terrain face aux réalités sociales diverses, dont celle de l’immigration, avec ses risques de discrimination. C’est pourquoi, dans son avis, la Fédération privilégie la voie du programme de trois ans menant au DEC par rapport à celui, plus court, qui débouche sur une attestation d’études collégiales (AEC), également offert dans le réseau collégial. Cette voie, qui ne comporte pas de formation générale, doit demeurer un cheminement exceptionnel destiné uniquement aux aspirants policiers adultes possédant un certain bagage professionnel et pouvant faire valoir une promesse d’embauche, estime la Fédération, qui recommande cependant que soit accrue la durée de ce parcours de formation. 

Enfin, jugeant que, bien qu’il soit ouvert à tous, le programme Techniques policières pourrait attirer une plus grande diversité de personnes, la Fédération recommande que le ministère de la Sécurité publique mette en œuvre des campagnes de promotion auprès des minorités visibles et des communautés autochtones en vue d’accroître le nombre de candidats et de candidates à la profession policière issus de ces groupes. 

On peut consulter sur son site Web l’avis présenté aujourd’hui par la Fédération des cégeps dans le cadre de la consultation sur le livre vert du ministère de la Sécurité publique. 

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. 

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RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps