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Programme de l’expérience québécoise (PEQ)

Montréal, le 9 juillet 2020 — À la suite de l’adoption de la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), présentée aujourd’hui par la ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Mme Nadine Girault, la Fédération des cégeps juge insatisfaisants les ajustements annoncés, ces derniers ne répondant pas aux préoccupations du réseau collégial public.

La Fédération salue toutefois le maintien de l’accès au PEQ pour les personnes détentrices de tout diplôme d’études collégiales (DEC) techniques. Elle reconnaît aussi que l’ajout d’une clause transitoire pour les étudiants en voie imminente de diplomation constitue un pas dans la bonne direction, mais juge celle-ci insuffisante. Cette clause exclut les étudiants en cours de formation dont la diplomation est prévue après le 31 décembre 2020. Ces étudiants ont fait le choix du Québec, il y a plusieurs années, comme destination en considérant la possibilité de s’y établir à long terme selon les clauses du PEQ précédemment en vigueur. La Fédération des cégeps déplore que le gouvernement modifie les règles du jeu en cours de route pour ces étudiants, un traitement injuste à ses yeux.

Par ailleurs, la Fédération juge également insuffisants les ajustements relatifs à la reconnaissance des stages comme expérience professionnelle. Non seulement cette reconnaissance d’un maximum de trois mois de stage obligatoire ne prend pas en compte toutes les expériences de travail pertinentes acquises pendant les études, mais elle ne règle pas le risque de hiatus administratif vers l’obtention de la résidence permanente, objectif du PEQ. L’exigence d’une expérience de travail de 12 mois fragilise le parcours des étudiants internationaux alors que le permis de travail post-diplôme ne couvre pas la période des délais de traitement vers la résidence permanente. La réforme telle qu’adoptée aujourd’hui ignore les recommandations du réseau des cégeps sur cette question.

La Fédération des cégeps trouve regrettable l’exclusion des attestations d’études collégiales (AEC), pourtant présentes dans la première mouture de la réforme, qui permettent de former et d’intégrer une main-d’œuvre précieuse pour les entreprises québécoises. L’inclusion de ces formations aurait permis au réseau collégial et aux entreprises de répondre aux besoins de longue date de plusieurs secteurs socioéconomiques, dont certains sont vitaux pour assurer l’innovation de notre économie.

« La réforme du PEQ telle qu’adoptée ne reconnaît pas à sa juste valeur le rôle des cégeps quant à l’intégration professionnelle et sociale des étudiants internationaux. Le gouvernement a manqué l’occasion de rénover ce programme au bénéfice de toutes les régions et de tous les secteurs économiques du Québec », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

Finalement, la Fédération considère que le nouveau PEQ portera atteinte à l’attractivité du Québec comme destination d’études et de vie pour des candidats de l’étranger. Ce programme, jusqu’ici couronné de succès, risque d’être désormais déclassé par rapport aux mesures favorisant l’immigration en vigueur dans d’autres provinces canadiennes ou encore par rapport à celles administrées par le gouvernement fédéral. « Alors que la crise sanitaire actuelle aura des répercussions négatives sur les effectifs étudiants internationaux, mettant à risque la capacité des cégeps à maintenir l’offre des programmes dans les régions du Québec, la réforme du PEQ complique la réalisation de la mission de nos établissements à l’égard de nos communautés. L’occasion était belle de positionner le Québec sur la scène de l’éducation internationale », a ajouté M. Tremblay.

Le mémoire transmis par la Fédération des cégeps dans le cadre de la consultation sur le Programme de l’expérience québécoise (PEQ), ainsi que toutes les publications relatives à ce programme, est disponible sur son site Internet.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. www.fedecegeps.ca.

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Source : Fédération des cégeps

Renseignements : Mathieu St-Onge, conseiller en communication, cellulaire : 514 561-7845

 

RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps