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Réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ)

MONTRÉAL, LE 28 MAI 2020 — La Fédération des cégeps estime que la réforme du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) présentée aujourd’hui par le ministre l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, M. Simon Jolin-Barrette, comporte des améliorations notables par rapport au projet que celui-ci avait déposé l’automne dernier. Cette nouvelle mouture du PEQ reconnaît en effet les programmes menant au diplôme d’études collégiales (DEC) sans imposer de restrictions. Elle laisse toutefois de côté les programmes d’attestation d’études collégiales (AEC), qui constituent pourtant une excellente réponse aux besoins de main-d’œuvre qualifiée. Un point de vue que la Fédération aura l’occasion de faire valoir prochainement, ce nouveau PEQ en étant encore à l’étape de la prépublication.

« Si cette nouvelle version du PEQ peut encore être améliorée, puisqu’elle néglige notamment nos programmes d’AEC et fixe des conditions supplémentaires d’accessibilité susceptibles de rendre nos formations moins attractives à l’international, nous saluons le fait qu’une importante consultation a été tenue avant sa publication, ce qui n’avait pas été le cas pour le projet présenté l’automne dernier. Nous croyons que cette nouvelle réforme du PEQ pourrait encore faire l’objet d’ajustements, en ouvrant notamment plus largement le champ couvert par les programmes pilotes présentés aujourd’hui », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay.

À défaut d’inclure les AEC dans la liste des programmes reconnus, la Fédération estime en effet qu’on doit élargir la portée des programmes pilotes pour inclure les domaines en pénurie de main-d’œuvre dans lesquels les cégeps offrent des formations courtes, notamment la santé et les services sociaux, mais également le secteur de l’informatique.

Par ailleurs, la Fédération des cégeps est préoccupée par l’ajout dans le PEQ de la condition d’expérience de travail de 12 mois imposée aux étudiants étrangers. Un tel resserrement de l’accès au PEQ aura une incidence sur l’attractivité des programmes collégiaux à l’international, ce qui pourrait nuire aux activités de recrutement des collèges. Cette nouvelle approche devra être compensée par des mesures gouvernementales de promotion de la formation offerte dans les cégeps à l’international, estime la Fédération.

Les cégeps, qui ont apprécié l’ouverture dont a fait preuve le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration dans la préparation de ce nouveau PEQ, demeureront disponibles pour collaborer avec ce dernier, dans l’intérêt de leurs étudiants et du développement du Québec.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives.

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RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps