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Palmarès des cégeps du Journal de Québec/Journal de Montréal 

Montréal, le 15 février 2020  Réagissant à la publication d’un « palmarès des cégeps » dans le Journal de Québec et le Journal de Montréal d’aujourd’hui, la Fédération des cégeps est d’avis que ce classement ne reflète aucunement la qualité de l’enseignement offert dans les cégeps et qu’il ne constitue pas une base solide pour permettre aux étudiants de choisir leur établissement. La Fédération juge l’exercice simpliste puisqu’il ne s’appuie que sur le seul taux d’obtention du diplôme d’études collégiales (DEC) dans 13 programmes choisis, ce qui ne constitue pas un portrait de la réussite au collégial.  

Par ailleurs, s’ils offrent tous un enseignement supérieur de qualité, les cégeps ne peuvent être comparés les uns aux autres puisque leur réalité diffère, en fonction surtout du profil scolaire et personnel des étudiants qu’ils accueillent. Les cégeps ont été créés pour favoriser l’accès à l’enseignement supérieur pour tous les jeunes, quels que soient leur profil, leur langue, leurs conditions sociales ou économiques. Cette approche s’est avérée un grand succès puisqu’elle a permis au Québec de rattraper son retard en matière de scolarisation et de prétendre aujourd’hui au titre de province ayant le plus haut taux de diplomation postsecondaire au Canada. Cependant, elle explique également les différences qui distinguent un cégep de l’autre en matière de population étudiante. 

« En s’appuyant sur un seul taux sorti de son contexte, ce classement n’offre qu’un raccourci simpliste et biaisé pour aborder une question complexe, ce qui ne sert personne. Des facteurs tels que la moyenne générale au secondaire des jeunes, leur motivation aux études face à un marché du travail toujours plus attractif ou encore le simple fait que le taux de diplomation ne prend pas en compte les étudiants qui interrompent leurs études pour revenir les terminer plus tard, ont été laissés de côté. Alors que tous les acteurs de la société se mobilisent pour encourager les jeunes à persévérer dans leurs études, il serait vraiment contre-productif que ce classement vienne décourager des jeunes qui veulent faire des études collégiales à proximité de chez eux, dans l’établissement de leur choix. D’autant plus que, selon Statistique Canada, près de 47 % des emplois exigeaient déjàau minimumun diplôme collégial en 2017 et que cette proportion frôlera les 50 % en 2026 », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Bernard Tremblay. 

Des cégeps déjà très actifs face à la réussite 

Les cégeps, qui analysent leur taux de réussite institutionnel aux fins de l’élaboration de leur plan de réussite, sont conscients de la nécessité de faire en sorte qu’un plus grand nombre de jeunes obtiennent leur diplôme. C’est là une responsabilité qu’ils partagent avec plusieurs acteurs de la société. 

Le réseau collégial est le seul réseau d’éducation au Québec où échouer un seul cours, ou encore l’épreuve de français par exemple, a pour résultat qu’on n’obtient pas son diplôme. Les cégeps ont, au fil des ans, mis en place différentes mesures pour soutenir la réussite, comme des centres d’aide en français ou une offre de services spécialisés pour les étudiants aux besoins particuliers. Malgré toutes ces initiatives — dont la hauteur a parfois dû être réduite en raison des sévères compressions budgétaires imposées au réseau collégial entre 2011 et 2017 — force est de constater que le taux global d’obtention du diplôme plafonne à 63 % pour l’ensemble des collèges. 

En 2018, les 48 cégeps ont choisi de se mobiliser collectivement afin d’additionner leurs efforts pour renouveler leurs approches à la lumière des recherches les plus récentes en matière de réussite éducative. Convaincus que des facteurs systémiques influencent la réussite et qu’on doit avant tout mieux comprendre le phénomène, ils ont collaboré à la mise en œuvre d’un chantier sur cette question, au sein de la Fédération des cégeps. Les travaux de ce chantier, qui se déroulent maintenant en concertation avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, font déjà ressortir certains constats, notamment l’importance fondamentale de la moyenne générale des élèves au secondaire. À titre d’exemple, on remarque qu’une proportion importante d’étudiants qui entrent au cégep avec une moyenne générale au secondaire de moins de 70 % n’obtiennent pas leur diplôme au cégep. Certains groupes plus vulnérables ont également été identifiés dans le cadre de ces travaux, notamment les garçons, qui obtiennent leur diplôme selon un taux de 12 % moindre que celui des filles, et les étudiants dont la langue première diffère de la langue d’enseignement. Il en est aussi de même des étudiants issus de familles dont les parents n’ont pas eu l’occasion de compléter un parcours postsecondaire. Ces constats, qui sont mieux maintenant documentés, permettent de se pencher sur les actions mises en œuvre actuellement et de déterminer celles sur lesquelles il faut miser pour assurer des impacts élevés. 

Rappelons en terminant que le réseau des cégeps accueille environ 13 fois plus d’étudiants en situation de handicap qu’en 2007. Or, les ressources consenties pour soutenir ces étudiants n’ont évidemment pas suivi la progression fulgurante constatée au cours des dix dernières années. 

Un message à retenir : Fais-toi confiance! 

Le président-directeur général de la Fédération a par ailleurs invité les étudiants à se faire confiance. « J’invite les jeunes et les adultes qui doivent faire un choix au cours des prochaines semaines à se référer à leur propre grille d’analyse. À l’enseignement supérieur, la réussite est étroitement liée à la motivation de la personne puisque celle-ci peut, en tout temps, faire le choix de quitter les bancs d’école. Ainsi, depuis leur fondation, les cégeps ont développé une gamme étendue de services et d’activités, et chaque cégep, avec les années, s’est construit une personnalité propre. Fidèle à l’objectif du rapport Parent, le cégep est devenu ˝ la chose de son milieu ˝. Ce qui permet aujourd’hui à chacun de trouver le cégep qui lui convient selon ses propres critères. Le document d’aide à la décision disponible gratuitement à partir de la page Facebook CÉGEP nous semble un bien meilleur guide pour faire un choix.» 

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, d’affaires internationales, de formation continue et de services aux entreprises, de financement, de recherche, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de ressources informationnelles, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives. 

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RENSEIGNEMENTS :

Judith Laurier

Directrice des communications

Fédération des cégeps

514 381-8631 poste 2337 ; cellulaire : 514 239-2088

Twitter : @fedecegeps