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Audiences sur le projet de loi nº 14

LA FÉDÉRATION DES CÉGEPS S’OPPOSE À L’ADMISSION EN FONCTION DE LA LANGUE MATERNELLE

Montréal, le 17 avril 2013 — Dans le mémoire qu’elle présentera aujourd’hui dans le cadre des audiences de la Commission de l’éducation et de la culture sur le projet de loi nº 14, Loi modifiant la Charte la langue française, la Charte des droits et libertés de la personne et d’autres dispositions législatives, la Fédération des cégeps s’oppose vivement aux critères de priorité d’admission en fonction de la langue maternelle qui seraient imposés aux collèges anglophones si ce projet de loi est adopté dans sa forme actuelle.

« Donner aux collèges anglophones l’obligation d’accorder un traitement préférentiel aux candidats de langue anglaise au moment de l’admission est potentiellement discriminatoire. Depuis la création du cégep, quelle que soit la langue d’enseignement, l’admission repose sur un seul critère : la qualité du dossier scolaire. Procéder autrement serait inacceptable, en particulier à l’enseignement supérieur où le choix de l’établissement appartient à l’étudiant », a indiqué M. Jean Beauchesne, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

La Fédération appuie le rehaussement de la qualité de la langue française ainsi que la nécessité d’avoir les compétences suffisantes pour maîtriser la langue française  en milieu de travail. La Fédération des cégeps est d’accord pour offrir aux étudiants qui en ont besoin l’aide additionnelle leur permettant d’atteindre le seuil désiré en matière de maîtrise du français. Elle propose alors qu’on accorde aux collèges des marges de manœuvre afin qu’ils puissent implanter des mesures complémentaires à celles déjà mises en œuvre au cours des dernières années pour renforcer les habiletés linguistiques en français des étudiants, tout comme aux francophones dans leur cours de langue seconde.

Par ailleurs, la Fédération s’oppose à une épreuve de sortie en français langue seconde, dont la réussite serait obligatoire pour obtenir un diplôme d’études collégiales, comme le prévoit le projet de loi. Il serait inéquitable d’ajouter une autre condition d’obtention du DEC dans les collèges anglophones seulement, alors que l’ensemble des étudiants du réseau collégial doivent déjà réussir une épreuve uniforme dans leur langue d’enseignement, en plus de tous les cours, incluant les deux cours de langue seconde au programme depuis la dernière réforme du collégial en 1993.

Cliquez ici pour consulter le mémoire de la Fédération des cégeps.

La Fédération des cégeps est le regroupement volontaire des 48 collèges publics du Québec. Elle a été créée en 1969 dans le but de promouvoir le développement de la formation collégiale et des cégeps. Elle agit comme porte-parole officiel et lieu de concertation des cégeps, à qui elle offre des services en matière de pédagogie, d’affaires étudiantes, de formation continue, de financement, de ressources humaines, d’évaluation de la scolarité, d’affaires juridiques, de négociation et de relations du travail. La Fédération des cégeps représente les collèges pour la négociation des conventions collectives.

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Source : Fédération des cégeps

Renseignements : Judith Laurier, directrice des communications, 514 381-8631, poste 2337; cellulaire : 514 239-2088