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LA FÉDÉRATION DES CÉGEPS EST PRÉOCCUPÉE DE L’IMPACT DU PROJET DE LOI No 100 SUR LES SERVICES À LA POPULATION ÉTUDIANTE ET LE FONCTIONNEMENT DES COLLÈGES

Montréal, le 13 mai 2010 – La Fédération des cégeps considère que plusieurs dispositions du projet de loi no 100 déposé hier à l’Assemblée nationale sont à la fois excessives et inéquitables, et qu’elles auront un impact négatif sur les services offerts par les cégeps à la population québécoise.

Ce projet de loi concrétise et amplifie les mesures de réduction des dépenses annoncées lors du dépôt du budget du Québec en mars dernier. Parmi celles-ci, il prescrit, pour le réseau de l’éducation notamment, une diminution du personnel administratif et du personnel d’encadrement, une coupure de 25 % des dépenses de formation et de publicité d’ici un an, et une réduction de 10 % des dépenses de fonctionnement de nature administrative d’ici 2013-2014.

« En plus d’indiquer par le menu détail ce que les collèges doivent couper, et bientôt comment ils devront le faire, le projet de loi fait porter principalement sur le personnel administratif et le personnel d’encadrement le poids de ces coupures. Or ces personnes — agents de bureau, opérateurs en informatique, directeurs des études, magasiniers, directeurs des affaires étudiantes, pour ne nommer que ceux-là — contribuent très clairement à la qualité des services », a affirmé M. Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

« Par conséquent, il est illusoire de penser que les mesures de réduction des dépenses prévues dans le projet de loi pourront être appliquées telles quelles dans les cégeps sans entraîner des effets significatifs sur les services à la population », a-t-il ajouté. En plus des conséquences prévisibles sur les services, les dispositions prévues dans le projet de loi auront un impact sur le fonctionnement des collèges, qui doivent composer avec des obligations accrues en matière de reddition de comptes. Cela mobilise de plus en plus de ressources alors même que la mission première des cégeps, c’est de former la population étudiante et de servir la communauté.

À elle seule, l’obligation de réduire les effectifs du personnel administratif et du personnel d’encadrement grâce à l’attrition — le budget du Québec déposé en mars prévoit le remplacement de seulement un employé sur deux qui partent à la retraite —équivaudrait à couper cette année 560 postes environ, selon les premières estimations établies par la Fédération des cégeps à partir du nombre d’employés de cégep ayant 55 ans et plus.

Avoir le choix des moyens

Le réseau collégial public est prêt à fournir un effort en vue de contribuer à l’objectif gouvernemental de retour à l’équilibre budgétaire en 2013-2014. Mais il faut lui laisser le choix des moyens. « Nous préférons de loin que le ministère fixe des cibles et que les collèges identifient eux-mêmes les meilleurs moyens de les atteindre, en tentant de réduire le plus possible l’impact sur leur population et leur fonctionnement. Comme établissements d’enseignement supérieur, les cégeps doivent disposer de la marge de manœuvre nécessaire pour ce faire », a conclu M. Boucher.

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Source : Caroline Tessier, directrice des communications
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