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LA FÉDÉRATION DES CÉGEPS PARTICIPE À LA RENCONTRE ÉCONOMIQUE 2010

Montréal, le 21 janvier 2010 – À l’occasion de la Rencontre économique à laquelle il participe depuis hier à Lévis, le président-directeur général de la Fédération des cégeps. M. Gaëtan Boucher, mettra de l’avant la contribution que le réseau collégial public peut fournir pour appuyer la relance économique au Québec.

« Les cégeps soutiennent déjà activement le développement socioéconomique du Québec en assurant chaque année la formation de dizaines de milliers de jeunes et d’adultes, et en mettant au service des entreprises leur expertise en recherche technologique et en innovation. Avec les leviers nécessaires, ils veulent pouvoir y contribuer encore davantage », a affirmé M. Boucher.

Des pistes de solution

Selon les statistiques sur le marché du travail publiées par Emploi-Québec en novembre 2009, 67 % des 271 000 nouveaux emplois créés d’ici 2018 nécessiteront une formation postsecondaire. Cela représente plus de deux emplois sur trois. Dans ce contexte, la formation collégiale constitue un atout stratégique qui doit être développé en vue d’accroître la participation des Québécois au marché du travail.

Il faut également favoriser le recyclage et le perfectionnement de la main-d’œuvre afin d’augmenter la productivité des entreprises et la compétitivité de l’économie québécoise. Face aux exigences du marché de l’emploi pour une main-d’œuvre de mieux en mieux formée et devant les pénuries de travailleurs qualifiés dans plusieurs secteurs de l’économie, un plus grand nombre d’adultes et d’entreprises doivent avoir accès au cégep. « Le Québec n’arrive pas à répondre aux besoins de sa population adulte et n’utilise pas à sa pleine capacité le potentiel de la formation continue collégiale », a indiqué M. Boucher, en rappelant que seuls 23 000 adultes ont accès présentement au cégep alors que 290 000 adultes fréquentent les collèges ontariens.

Comme établissements d’enseignement supérieur, les cégeps sont en outre bien placés pour renforcer la capacité d’innovation et la compétitivité des entreprises à travers leurs activités de recherche et de transfert. Le projet de loi 44 sur la gouvernance des collèges, qui doit être adopté au cours de la prochaine session parlementaire, consacre d’ailleurs l’importance de la recherche collégiale et du transfert de connaissances en intégrant ces éléments à la mission des cégeps. Selon M. Boucher, « l’expertise des cégeps en ces matières devra être mise à profit beaucoup plus largement au cours des prochaines années ».

Enfin, la Fédération des cégeps est prête à appuyer le gouvernement du Québec s’il réactivait ses démarches pour obtenir du fédéral qu’il augmente ses transferts à l’enseignement postsecondaire. Le montant réclamé en 2005 par le gouvernement du Québec, de concert avec ses partenaires de l’enseignement supérieur, était de l’ordre de 4,9 milliards en dollars courants pour l’ensemble des provinces canadiennes. Le budget fédéral de 2007 annonçait une hausse de 800 M$ des transferts aux provinces en matière d’enseignement postsecondaire, dont 187 M$ pour le Québec, à compter de 2008-2009.

Une fausse solution à un vrai problème

L’état des finances publiques au Québec, et les défis qui y sont reliés, constitue un vrai problème auquel il faut apporter de vraies solutions. Ce n’est pas le cas de l’hypothèse sur l’abolition des cégeps rapportée ce matin dans un quotidien montréalais. Remplacer la structure collégiale du Québec coûterait au moins 200 M$ de plus par année à la société, sans compter que ce projet entraînerait des coûts significatifs sur les plans éducatif et social. Les cégeps accueillent cette année 170 000 jeunes et 23 000 adultes, ils contribuent à valoriser les études supérieures, à freiner l’exode des jeunes et à développer les régions, notamment.

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Source : Caroline Tessier, directrice des communications
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