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LE RAPPORT SUR LES MODES DE FINANCEMENT DE L’ÉDUCATION : UN EXERCICE INACHEVÉ

Montréal, le 24 octobre 2007 – Selon la Fédération des cégeps, le rapport sur les modes de financement de l’éducation, qui a été rendu public hier, témoigne d’un exercice de réflexion incomplet et décevant. « Ce rapport devait mettre la table pour un débat public plus large sur le financement de l’éducation au Québec. Mais en escamotant des questions importantes, il rend ce débat, tel qu’il avait été envisagé à l’origine, impraticable à brève échéance », a déploré M. Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps.

Le rapport présente une synthèse des travaux des experts à qui l’ancien ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, M. Jean-Marc Fournier, avait confié des mandats précis en juin 2006. Ces mandats s’inscrivaient eux-mêmes dans la suite du rapport sur l’accès à l’éducation, appelé Rapport Gervais, publié en 2005. Les signataires de ce rapport, dont la Fédération des cégeps, avaient recommandé à l’unanimité que le gouvernement du Québec organise un débat public rigoureux sur le financement de l’éducation, en prenant appui sur des avis d’experts sur différentes questions.

Parmi ces questions figuraient notamment l’hypothèse d’instaurer des incitatifs fiscaux aux entreprises pour le financement de la formation technique et de la formation continue, et la possibilité d’introduire des droits de scolarité en formation technique. Or aucune de ces hypothèses n’a été analysée, dans certains cas faute de données.

La nécessité d’aborder ces questions, de les documenter et d’en débattre est pourtant fondée. L’enseignement supérieur au Québec souffre d’un sous-financement chronique depuis plusieurs années, et les cégeps, qui sont dépendants du financement de l’État dans une proportion de 86 %, en sont gravement affectés. « Sans présumer de l’issue des débats et des positions que nous pourrions adopter, nous pensons que l’hypothèse de soutenir l’éducation à travers d’autres sources de financement mérite au moins d’être abordée et discutée publiquement », a conclu M. Boucher.

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Source : Caroline Tessier, directrice des communications
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