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RÉINVESTISSEMENT DE 80 M$ AU COLLÉGIAL : UNE RÉPARTITION QUI TIENT COMPTE DE LA RÉALITÉ DE CHAQUE CÉGEP

Montréal, le 13 décembre 2006 – Selon la Fédération des cégeps, la répartition du réinvestissement de 80 M$ sur trois ans dans le réseau collégial public, dont les modalités ont été annoncées aujourd’hui, permettra aux cégeps de consacrer ces sommes à leurs grandes priorités. « De manière univoque et unanime, les 48 cégeps ont rapidement convenu d’un modèle de répartition du réinvestissement, qui a été accepté par le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport. À la suite des compressions des années 90, chaque cégep a dû faire des choix en tenant compte de sa réalité et des attentes exprimées par son milieu. Il a donc été convenu qu’il devait être possible d’agir de la même manière dans le cas d’un réinvestissement », a indiqué le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher.

Ce réinvestissement de 80 M$ sur trois ans – 20 millions annuellement auxquels s’ajoute une subvention de 10 millions en 2006-2007 et en 2007-2008 – sera distribué dans le réseau collégial public selon les modèles de financement actuels.

Quatre grandes priorités

La somme de 60 millions, soit 20 millions par année jusqu’en 2008-2009, servira à entreprendre le rétablissement de la base de financement des collèges selon quatre priorités : l’accessibilité et la qualité des services, ainsi que le développement des compétences et de la réussite; la modernisation des technologies de l’information et la mise à jour des programmes et des ressources documentaires; la pérennité des bâtiments et la qualité des lieux de formation; et enfin, la présence du cégep dans son milieu et le soutien à l’innovation et au développement économique régional.

En contrepartie, chaque cégep s’engage à rendre des comptes au moyen d’un plan, mis à jour annuellement, qui ciblera les projets prioritaires financés à l’aide des nouvelles sommes.

Par ailleurs, les collèges ont convenu d’utiliser le montant de 10 millions accordé en 2006-2007 et en 2007-2008 pour poursuivre le rattrapage en matière d’infrastructures et d’équipements de haute technologie.
 
La solution est à Ottawa

Ces nouvelles sommes constituent une bouffée d’oxygène pour le réseau collégial public, mais elles sont encore insuffisantes. Selon M. Boucher, « il est clair que le gouvernement du Québec ne peut remédier seul à la situation de sous-financement des cégeps. La hausse des transferts fédéraux en éducation postsecondaire représente à cet égard la solution la plus immédiate ».

C’est pourquoi la Fédération des cégeps s’attend à ce que des progrès significatifs soient réalisés lors de la rencontre des ministres des Finances de toutes les provinces canadiennes, qui aura lieu le 15 décembre à l’invitation du gouvernement fédéral. La Fédération continuera d’ailleurs d’offrir au gouvernement du Québec son plein appui dans le dossier des transferts fédéraux au postsecondaire. Elle s’assurera également que le réseau collégial obtienne sa juste part des sommes versées au Québec dans le cadre d’un éventuel règlement, soit 40 % du montant total.

Le réseau collégial public a besoin de 305 M$ pour pouvoir donner sa pleine mesure, tant sur le plan de l’accessibilité à la formation que sur le plan du développement socioéconomique du Québec. Faute de solution rapide, le sous-financement chronique des cégeps pourrait conduire à des reculs en matière d’accès aux services de formation, à une baisse de la qualité des services offerts aux étudiants, à des développements limités en matière de recherche et d’innovation, et à la détérioration des infrastructures et des équipements technologiques.

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Source : Caroline Tessier, directrice des communications
Cellulaire : (514) 239-2088