Communiqués
Mémoires et avis
Textes d’opinion
Autres
2020
2019
2018
2017
2016
2015
2014
2013
2012
2011
2010
2009
2008
2007
2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
janvier
février
mars
avril
mai
juin
juillet
août
septembre
octobre
novembre
décembre
Résultat(s)

Filtres sélectionnés:

La Fédération des cégeps présente ses priorités pour 2005-2006

Montréal, le 24 août 2005 – Le financement des cégeps et la négociation des conventions collectives constituent les deux grandes priorités de la Fédération des cégeps en 2005-2006. Selon M. Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération : « Les cégeps veulent répondre toujours mieux aux besoins de leurs étudiants et pour ce faire, ils doivent pouvoir compter sur un financement adéquat et une organisation du travail adaptée à leurs réalités ».

Un réinvestissement de 245 M $

Contrairement aux autres réseaux d’enseignement, les cégeps n’ont presque pas de marge de manœuvre financière. Une proportion de 86 % de leur budget provient du gouvernement du Québec, ils ne peuvent percevoir ni droits de scolarité ni taxes scolaires, et leur accès à d’autres sources de revenu est très limité.

Or l’État québécois dont ils dépendent presque exclusivement n’assume pas leur financement à la hauteur nécessaire. C’est tout juste si leurs coûts de système sont couverts, et les sommes dévolues à leur développement sont clairement insuffisantes : 5 M $ récurrents pour tout le réseau en 2004-2005. À l’enseignement régulier en 2003-2004, le manque à gagner du réseau collégial public s’élevait à 19 M $, un déficit qui va en s’accroissant. Jusqu’à présent, les sommes dégagées par la formation continue et les activités autofinancées ont permis d’absorber ce manque à gagner, mais ces revenus sont en baisse depuis 2000.

Pour sortir de l’impasse, la Fédération a proposé ces dernières années des solutions novatrices pour diversifier les sources de revenu des cégeps mais aucune n’a encore été retenue. Or les besoins de formation des jeunes et des adultes s’accentuent et il faut pouvoir y répondre. Les cégeps demandent donc au gouvernement d’assumer leurs coûts de système et de réinvestir 245 M $ dans leur réseau. Ce réinvestissement servira en particulier à renouveler leur parc informatique, à accélérer la mise en œuvre des programmes techniques révisés par compétences et à soutenir la formation continue et la R & D.
 
Une éclaircie en vue

Le contexte actuel de sous-financement des cégeps rend encore plus cruciale l’augmentation des transferts fédéraux à l’enseignement postsecondaire. Les collèges font partie, avec les universités, de l’enseignement postsecondaire et ils devront obtenir leur juste part – qui correspond à 40 % – de l’enveloppe qui sera allouée au Québec.

Une ronde de négociation qui se poursuit

La Fédération, qui fait partie du Comité patronal de négociation des collèges, entend poursuivre avec ouverture la ronde de négociation des conventions collectives. Cette négociation comporte des enjeux majeurs pour le développement des cégeps, qui doivent pouvoir compter sur une organisation du travail adaptée à l’enseignement supérieur et cohérente avec leur évolution. La Fédération souhaite vivement que les discussions débouchent sur une solution négociée avec l’ensemble du personnel du réseau collégial public.

D’autres priorités

Depuis 2000, la Fédération plaide vigoureusement en faveur de changements pour que les cégeps puissent remplir encore mieux leur mission. Les mesures proposées en janvier 2005 pour faire évoluer les cégeps constituaient pour la Fédération un strict minimum, auquel aucune suite n’a encore été donnée. La Fédération souhaite relancer le dialogue avec ses différents partenaires, au premier rang desquels le personnel et les étudiants des cégeps.

Par ailleurs, la Fédération attend avec intérêt le plan d’action ministériel en formation professionnelle et en formation technique. Elle considère qu’il devra faciliter le cheminement scolaire des étudiants, améliorer l’organisation de l’offre de services et soutenir le développement de la formation technique dans un contexte de  baisse démographique.

Enfin, la Fédération continuera d’accorder une attention soutenue au développement des services psychosociaux et de santé offerts aux étudiants et à la prévention du suicide chez les jeunes.

– 30 –
Source : Caroline Tessier
Cellulaire : (514) 239-2088
381-8631 poste 2337