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Mémoire de la Fédération des cégeps au Forum sur l’avenir de l’enseignement collégial

La Fédération des cégeps propose une vision intégrée, cohérente et dynamique de l’avenir des collèges

Montréal, le 8 juin 2004 – À l’occasion du Forum sur l’avenir de l’enseignement collégial qui débute demain à Québec, la Fédération des cégeps soutiendra une vision nouvelle et dynamique de l’avenir des collèges, exposée à travers 19 grandes orientations dans son mémoire Les cégeps, une réussite québécoise.

« Notre mémoire est le résultat d’un travail de réflexion et de remise en question de plus de trois années », a déclaré M. Gaëtan Boucher, président-directeur général de la Fédération des cégeps. « Nous avons évalué objectivement notre situation; comparé notre modèle avec celui d’autres provinces et d’autres États; et consulté des experts externes. Il en ressort clairement que le modèle actuel du cégep, offrant à la fois de la formation préuniversitaire et de la formation technique, constitue la meilleure stratégie éducative pour le Québec. Bien sûr, il faut continuer de l’améliorer et actualiser nos façons de faire. Mais cela doit être réalisé sur la base du modèle actuel du cégep, toujours pertinent ».

UN MODÈLE PERFORMANT

Le mémoire de la Fédération démontre que le modèle des cégeps n’est pas si particulier qu’on pourrait le croire et que les systèmes d’éducation à l’extérieur du Québec s’en inspirent de plus en plus. Ainsi, un nombre grandissant d’étudiants canadiens et américains choisissent d’amorcer leur parcours universitaire dans un collège, ce qui leur permet de consolider leur orientation et d’acquérir une plus grande maturité. Il y a d’ailleurs peu de différence entre un collège albertain ou américain, qui offre les deux premières années d’un cycle de quatre ans menant au baccalauréat, et un collège qui offre la formation préuniversitaire préparatoire à l’université, sinon le caractère obligatoire du cégep.

Le modèle québécois se compare avantageusement à celui des autres provinces. Ainsi :

  • c’est au Québec qu’on met le moins de temps à faire des études supérieures;
  • les jeunes Québécois sont beaucoup plus nombreux à poursuivre directement leurs études supérieures que les jeunes des autres provinces;
  • les détenteurs d’un diplôme d’études collégiales préuniversitaires ont, par rapport aux étudiants admis dans les universités québécoises sur d’autres bases, plus de connaissances et d’habiletés intellectuelles, mais aussi une motivation accrue pour les études, plus de maturité intellectuelle, plus d’autonomie, un choix d’orientation plus sûr.

AUTONOMIE ET REDDITION DE COMPTES

Dans la foulée de la réforme de 1993, la Fédération propose au gouvernement d’accorder une plus grande autonomie aux cégeps, afin de leur permettre de toujours mieux s’adapter aux besoins des communautés et des régions qu’ils desservent. Cette autonomie accrue, qui devrait être assortie d’une reddition de comptes basée sur les résultats, se traduirait notamment par une gestion décentralisée des programmes, afin que chaque établissement puisse élaborer, réviser et évaluer ses programmes préuniversitaires et techniques, émettre ses diplômes, fixer les conditions particulières d’admission et bénéficier d’une plus grande latitude en matière d’organisation scolaire.

La Fédération propose également que soit maintenue la formation générale dans l’ensemble des programmes d’études conduisant au DEC, au secteur technique comme au secteur préuniversitaire, mais que ses finalités soient clarifiées et actualisées.

La Fédération estime par ailleurs qu’un passage plus harmonieux et plus souple devrait être aménagé entre la formation professionnelle, offerte au secondaire, et la formation technique, offerte au cégep. Toutes les tentatives d’arrimage s’étant révélées infructueuses à ce jour, la Fédération recommande au gouvernement d’intégrer la formation professionnelle et la formation technique en une seule et même filière de formation, laquelle serait placée sous la responsabilité entière des cégeps.

Le sous-financement du réseau collégial dans son organisation actuelle conduit les cégeps à demander au gouvernement de rehausser leur financement, en formation initiale comme en formation continue. Les orientations proposées par la Fédération devraient par ailleurs entraîner des gains d’efficience, qui permettront à l’État de mieux soutenir le réseau de l’éducation, le niveau collégial en particulier.

« Les cégeps veulent continuer d’évoluer comme établissements d’enseignement supérieur, en vue d’offrir aux étudiants et aux étudiantes un enseignement de grande qualité et un environnement éducatif propice à la réussite, et de participer au développement économique, social et culturel de toutes les régions », a conclu M. Boucher.

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Source : Caroline Tessier
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