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Beaucoup de nouvelles mesures pour augmenter la réussite au collégial

Montréal, le 5 octobre 2001 – « Avec les plans de réussite, qui comptent un nombre impressionnant de nouvelles mesures, et avec la mise en place d’un cadre général commun d’intervention auprès des étudiants en situation d’échec, les collèges vont beaucoup plus loin que tout ce qu’ils avaient fait jusqu’à présent pour soutenir la réussite, responsabiliser les étudiants et voir évoluer de façon positive, au cours des prochaines années, leurs taux de diplomation. » C’est ce qu’a déclaré ce matin le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre de l’Éducation, M. François Legault. Pour cette raison, la Fédération des cégeps a donné son accord à l’abolition de la « taxe à l’échec », devenue caduque, selon elle.

Une attention accrue aux étudiants les plus faibles, tout au long de la 1re année

Les plans de réussite des collèges, mis en œuvre cet automne, portent une attention accrue aux étudiants les plus faibles, tout particulièrement lors de leur 1re session et de leur 1re année, qui sont des étapes cruciales pour réussir ses études collégiales. En plus de renforcer la cohésion des actions entre tous ceux qui interviennent pour soutenir les étudiants à risque, les plans comportent beaucoup de nouveaux moyens pour suivre et encadrer ces étudiants, par exemple : suivi par des enseignants tuteurs; reprise des cours ou examens avec encadrement spécialisée; bulletins de mi-session; réduction de la taille des cours; instauration de groupes-cours homogènes; obligation de réussir la formation générale avant de faire les stages en formation technique; etc. Les plans fixent, par ailleurs, des cibles d’amélioration précises du taux de persévérance, de réussite et de diplomation, entre autres, et prévoient des mécanismes pour en suivre l’évolution.

Le Carrefour de la réussite au collégial

« Au-delà des statistiques, a souligné M. Boucher, il est absolument essentiel pour nous d’appuyer le travail fait sur le terrain, dans chaque collège, auprès de chaque étudiant et de chaque étudiante à risque. Car ce sont ces actions concrètes qui feront évoluer la situation. » C’est dans ce but que la Fédération a créé, avec l’appui du ministère de l’Éducation, le Carrefour de la réussite au collégial, qui a pour mandat d’outiller les collèges, d’organiser des activités de perfectionnement et de leur fournir des trousses d’information sur les nouveaux moyens favorisant la réussite. La première de ces trousses, qui vient d’être publiée, porte sur la « pédagogie de la 1re session ». Le Carrefour en publiera 8 en tout cette année.

La « taxe à l’échec »

Pour la Fédération des cégeps, le contexte entourant la réussite au collégial a énormément changé depuis deux ans, quand les collèges ont pris les premiers, en juin 1999, l’engagement d’adopter des plans de réussite. C’est pourquoi la « taxe à l’échec », une mesure strictement financière, ne lui paraissait pas devoir être maintenue. D’autant que d’autres mesures pédagogiques, destinées à appuyer et à responsabiliser les étudiants en situation d’échec, vont s’ajouter aux plans de réussite, et qu’elles seront systématisées et standardisées dans chacun des 48 cégeps :

  • Tous les collèges interviendront auprès des étudiants dès le 2e échec
  • Tous les collèges interviendront auprès des étudiants qui ont échoué plus de la moitié de leurs cours ou plus pendant la même session
  • Tous les collèges interviendront auprès des étudiants en situation d’échecs répétés (pendant plus d’une session)

Ce cadre général d’intervention sera inscrit dans le règlement interne sur le cheminement scolaire de chacun des collèges. Le règlement prévoira, dans tous les collèges, l’établissement d’un contrat d’apprentissage avec chacun des étudiants en situation d’échec. Et ce contrat sera assorti de mesures particulières de suivi prévoyant, pour l’étudiant qui ne le respecterait pas, des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion. Le choix des mesures, des types d’intervention, des sanctions et de leurs conditions d’application restera bien entendu du ressort de chaque établissement.

L’abolition de la « taxe à l’échec » prendra effet à partir de la session d’hiver 2002. Les étudiants qui accumuleront plus d’un échec à la session d’automne 2001 — la session en cours — seront donc encore assujettis à cette mesure et devront s’acquitter des droits. Par ailleurs les collèges doivent percevoir les droits des étudiants qui sont actuellement touchés par la « taxe ».

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Source : Viviane Fiedos
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