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Proposition sur la langue seconde au collégial : des précisions sont nécessaires, selon la Fédération des cégeps

Québec, le 6 juin 2001 – Les cégeps ne sont pas opposés à l’idée d’offrir une formation plus poussée en langue seconde, toutefois la Fédération des cégeps souhaite que la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française précise sa proposition à cet égard : la Commission recommande-t-elle, en suggérant de consacrer six cours à la langue seconde, d’établir un « standard » de maîtrise de la langue seconde au collégial que tous les étudiants devraient atteindre, ou bien, plutôt, d’offrir à ceux qui ont déjà une maîtrise suffisante, et à eux seulement, la possibilité d’approfondir leurs connaissances? C’est la question que le président-directeur général de la Fédération, M. Gaëtan Boucher, a posé ce matin à l’occasion du forum organisé par la Commission, à Québec.

Quoi qu’il en soit, la Fédération estime qu’on ne peut pas déterminer d’emblée le contenu de cette formation — un ensemble d’activités d’apprentissage et non un « programme » en soi — et qu’il faudra analyser plus en profondeur les diverses possibilités : cours de langue seconde, échanges entre établissements pour donner certains cours de spécialisation dans la langue seconde, stages d’immersion à l’extérieur du Québec, etc. Le choix de ces activités devrait être laissé aux collèges. D’ores et déjà, toutefois, la Fédération considère que l’idée d’enseigner un des cours de philosophie dans la langue seconde pose trop de difficultés pour être retenue : entre autres parce que les approches pédagogiques et les contenus de ces cours sont très différents dans les collèges francophones et les collèges anglophones, et que les enseignants de philosophie ne peuvent pas nécessairement enseigner dans la langue seconde.

Mieux soutenir les allophones qui font leurs études en français

Par ailleurs, la Fédération des cégeps a insisté de nouveau sur la nécessité de mieux soutenir les étudiants allophones qui fréquentent un cégep francophone. Ces étudiants, a-t-elle rappelé, ont de plus grandes difficultés en français et réussissent moins bien l’épreuve ministérielle de langue et littérature, qui est conditionnelle à l’obtention du DEC. Pour les inciter à venir en plus grand nombre dans les établissements francophones, il faut pouvoir leur offrir un soutien particulier : une préparation aux cours de mise à niveau en français, par exemple, ou même une session particulière d’accueil et d’intégration, ou d’autres mesures que les collèges ne peuvent mettre en place actuellement, faute de ressources. Elle souhaite que la Commission retienne cette avenue dans son rapport final et que le gouvernement soutienne les collèges à cet égard.

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Source : Viviane Fiedos
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