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Les collèges intensifient leurs efforts pour augmenter la diplomation : 5 programmes particulièrement ciblés, des plans institutionnels dans chaque établissement

Montréal, le 7 février 2000 – Donnant suite aux engagements qu’ils ont pris en juin dernier pour faire augmenter la réussite et la diplomation1, les 48 cégeps du Québec viennent d’adopter un plan d’action pour intensifier leurs efforts à cet égard. Le rapport publié aujourd’hui par la Fédération des cégeps, La réussite et la diplomation au collégial, des cibles et des indicateurs de qualité, indique que la plupart des établissements du réseau devraient avoir adopté, d’ici le 30 juin 2000, un plan institutionnel mobilisant l’ensemble du personnel autour de cet objectif. Par ailleurs cinq programmes dont les taux de diplomation sont plus faibles ont été identifiés comme devant faire l’objet d’un effort concerté de l’ensemble collèges.

« Les collèges ont été les premiers à parler, l’an dernier, de plans institutionnels voués à l’augmentation de la réussite, une idée que le gouvernement va reprendre pour l’ensemble des réseaux de l’éducation lors du Sommet du Québec et de la Jeunesse, a souligné le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher. Depuis nous avons concrétisé notre approche, défini des cibles réseau et convenu des indicateurs à retenir collectivement. La mise en œuvre de nos engagements commence véritablement aujourd’hui. »

Cinq cibles réseau, des cibles locales par programme

Comme l’avait fait ressortir en juin l’étude de la Fédération des cégeps, les taux de diplomation sont très clairement liés à la moyenne des étudiants au secondaire et au type de programme fréquenté2. La démarche retenue consiste donc à faire augmenter les taux là où il y a problème, programme par programme, au niveau national et dans chaque établissement.

Les cinq programmes qui devront faire l’objet d’un effort réseau sont offerts dans la plupart des collèges : il s’agit de Sciences humaines, Techniques de l’informatique, Technologie de l’électronique, Techniques administratives et Techniques d’éducation en services de garde. Chaque collège devra contribuer à l’amélioration de la situation dans ces programmes en évaluant sa propre performance et en se fixant des cibles locales. Les cibles réseau ne pourront être établies que lorsque l’ensemble des établissements auront terminé cet exercice.

Pour fixer les cibles locales, les collèges utiliseront des taux de diplomation pondérés, une pratique courante dans les lycées français. Actuellement, seuls les taux de diplomation bruts, soit le pourcentage de diplômés par rapport au nombre de nouveaux inscrits au départ, sont utilisés au Québec. Or les taux pondérés permettent de mesurer la performance d’un établissement en tenant compte de la moyenne et du sexe de ses étudiants, deux facteurs essentiels. Le taux pondéré représente, en fait, la performance qu’un collège devrait afficher dans un programme donné si ses étudiants obtenaient leur diplôme dans la même proportion que ceux de l’ensemble du réseau inscrits dans le même programme et ayant une moyenne au secondaire semblable.

En plus des cinq programmes réseau, chaque cégep devra, dans le cadre de son plan institutionnel, faire l’exercice pour ses autres programmes dont les taux de diplomation sont faibles : comparer la performance de ses étudiants à celle des étudiants du réseau, établir le pourcentage d’amélioration souhaité dans chaque programme concerné, ainsi que le délai prévu et les mesures de soutien à privilégier.

D’autres indicateurs de qualité

Au-delà des cibles statistiques, la Fédération des cégeps considère que le recours aux taux de diplomation comme indicateur unique pour rendre compte de la qualité de la formation n’est pas suffisant et souhaite que d’autres indicateurs soient utilisés pour mesurer la performance des collèges : la satisfaction des employeurs à l’égard des diplômés, la satisfaction des diplômés par rapport à leur formation, le taux de placement des diplômés et le taux de réussite aux cours pendant la première année à l’université. Les collèges souhaitent aussi créer, avec l’appui financier du ministère de l’Éducation, un organisme qui aurait pour vocation de les soutenir dans leurs efforts, de produire des statistiques et de faire état publiquement de leurs réalisations pour faire augmenter la réussite et la diplomation.


1 Réussite et diplomation au collégial, des chiffres et des engagements, juin 1999.
2 Principaux constats : Ce sont les élèves qui ont une moyenne faible au secondaire qui obtiennent leur DEC en moins grand nombre; à moyenne au secondaire égale, les filles réussissent mieux que les garçons; les taux de diplomation varient considérablement selon les programmes.

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Source : Viviane Fiedos
Téléphone : (514) 381-8631
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