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Le Sommet doit apporter de vraies réponses aux vrais problèmes des jeunes, affirme la Fédération des cégeps

Montréal, le 16 février 2000 – « Pour que le Sommet du Québec et de la Jeunesse soit un succès, il doit rester constamment centré sur les préoccupations, les aspirations et les attentes des jeunes », a affirmé ce matin le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, lors d’une rencontre de presse, à Montréal. La Fédération des cégeps interviendra principalement sur des sujets qui constituent des priorités pour les jeunes : qualité de l’éducation et lutte contre le décrochage, insertion sur le marché du travail, accès à des emplois de qualité, refus de l’exclusion et de la pauvreté. « Le réseau collégial accueille près de 160 000 jeunes, la préparation de leur avenir est au cœur de nos responsabilités », a ajouté M. Boucher.

Un appel aux employeurs : pas d’embauche sans diplôme

La Fédération des cégeps appuiera toutes les initiatives destinées à encourager la persévérance scolaire et la diplomation. Elle lancera un appel particulier aux employeurs afin que ces derniers s’engagent à ne pas embaucher les étudiants du collégial avant qu’ils aient terminé leurs études et obtenu leur diplôme, ou encore qu’ils les incitent à obtenir ce diplôme en leur facilitant la fréquentation du collège. « La valorisation du diplôme par les entreprises est un élément essentiel de la lutte contre le décrochage », a souligné le président-directeur général de la Fédération des cégeps.

Par ailleurs la Fédération appuiera la proposition d’instaurer des plans de réussite dans chaque établissement de chacun des réseaux d’enseignement : voilà plusieurs mois déjà que les cégeps ont retenu cette stratégie, la plupart devraient avoir adopté leur plan institutionnel sur la réussite d’ici la fin du mois de juin prochain. À travers ces plans, les cégeps développeront notamment des mesures particulières d’encadrement, de soutien et d’orientation pour les étudiants inscrits en 1re session collégiale — une période difficile pour nombre d’entre eux. Les cégeps vont aussi se fixer des cibles d’augmentation des taux de diplomation dans les programmes où ces taux sont jugés trop faibles.

Des emplois, de qualité, en formation technique…

Une des grandes préoccupations des jeunes concerne l’accès à des emplois de qualité et c’est précisément ce que leur offre la formation technique : des taux de placement très élevés — 90 % et plus dans près de 70 programmes —, des postes de qualité, bien rémunérés, souvent dans des secteurs de pointe. La main-d’œuvre scientifique et technique est en forte demande sur le marché du travail, qui réclame des diplômés de l’enseignement supérieur, et cette tendance ira en s’accentuant. Selon la Fédération des cégeps, il est temps que la société québécoise fasse le choix stratégique de développer la formation technique, un outil d’avenir pour les jeunes, et elle souhaite que le Sommet en soit l’occasion.

…et un partenariat élargi pour doubler le nombre de places en alternance travail-études

Les jeunes demandent aussi une meilleure insertion professionnelle, davantage de stages de formation. La Fédération des cégeps partage cette préoccupation et plaidera pour une augmentation du nombre de places dans les programmes d’alternance travail-études au collégial, qu’elle souhaiterait voir doubler, soit passer de 4000 actuellement à 8000. Comme il faudra en conséquence que les entreprises accueillent davantage de stagiaires, la Fédération prépare avec les grandes associations patronales, les associations étudiantes et les deux autres réseaux de l’éducation une proposition conjointe qui permettrait, en élargissant le mandat actuel du Centre de liaison entreprises-éducation, d’augmenter l’offre de stages dans toutes les régions du Québec.

Une initiative inédite : les « travailleurs de corridor »

Très sensibles aux problèmes d’exclusion et de pauvreté et à la détresse psychologique des jeunes, les cégeps veulent agir davantage pour soutenir les étudiants aux prises avec différents problèmes. La Fédération des cégeps annoncera, dans le cadre du Sommet, leur volonté de créer, dans chaque établissement, un poste de « travailleur de corridor » — par analogie avec les travailleurs de rue — qui aura pour tâche de dépister les problèmes graves et de proposer un soutien aux étudiantes et aux étudiants. Ces postes seraient occupés par de jeunes diplômés des cégeps et des universités. Ils permettraient également de susciter l’engagement communautaire des jeunes et de développer les activités parascolaires.

Réinvestir en éducation, une urgence partagée

Enfin, la Fédération des cégeps joindra sa voix aux nombreux groupes de jeunes qui réclament du gouvernement, à l’occasion du Sommet du Québec et de la Jeunesse, un réinvestissement urgent et majeur en éducation. Dans le réseau collégial, les besoins sont estimés à 240 millions de dollars.

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Source : Viviane Fiedos
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