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Près de 4500 étudiants adultes sont actuellement privés de formation collégiale

La Fédération des cégeps demande au moins 20 millions à Mme Diane Lemieux

Montréal, le 16 septembre 1999 – Près de 4500 étudiants adultes qui auraient dû s’inscrire cet automne dans le réseau collégial sont actuellement privés de programme, faute d’un financement adéquat par Emploi-Québec : devant cette situation qu’elle qualifie de catastrophique, la Fédération des cégeps s’est adressée ce matin, par lettre, à la ministre d’État au Travail et à l’Emploi, Mme Diane Lemieux, pour lui demander d’injecter de toute urgence au moins 20 millions de dollars dans les cégeps. « Faute de cela, déclare la Fédération, des milliers d’adultes susceptibles de reprendre leur place sur le marché du travail seront laissés de côté et la capacité des collèges d’offrir de la formation continue sera durement affectée. »

Les budgets ont diminué de plus de 80 %

Alors que les besoins ne cessent d’augmenter, Emploi-Québec n’a financé cet automne que 18 % des nouvelles activités de formation qu’il finançait l’an dernier dans le réseau collégial public : le budget des cégeps pour ces nouvelles activités est passé de plus de 29 millions l’an dernier à 5 millions seulement cette année, soit une perte de 24 millions. En conséquence, les cégeps ont dû annuler plus de 80 % des nouveaux programmes qu’ils avaient prévus, même s’ils les avaient déjà annoncés dans bien des cas. Le nombre de ces nouveaux programmes est passé de près de 360 l’an dernier, offerts à 5400 étudiants adultes, à 65 cette année, offerts a à peine 1000 adultes dans l’ensemble du réseau.

Et la situation est aussi dramatique dans toutes les régions du Québec, comme en témoigne un sondage effectué récemment par la Fédération des cégeps auprès des 48 établissements du réseau collégial public. Dans les cégeps de la région de Montréal, par exemple, les budgets réservés aux nouvelles activités ont diminué de 78 %; au Saguenay—Lac-St-Jean et dans le Bas-Saint-Laurent—Gaspésie, ils ont diminué de près de 90 %; dans la région de Québec, la baisse a atteint plus de 95 %. Le redéploiement de 40 millions de dollars dans le budget d’Emploi-Québec, le mois dernier, n’a rien changé à la situation, puisqu’il n’a pas permis de rétablir le niveau d’achats de formation dans les établissements.

Des parcours gagnants vers l’emploi

La situation est d’autant plus inquiétante, selon la Fédération des cégeps, que ces programmes s’adressent essentiellement à des prestataires de l’assurance-emploi qui veulent se réinsérer sur le marché du travail en développant leur employabilité. Ils correspondent à des secteurs économiques en émergence ou en pénurie de main-d’œuvre, où l’offre d’emplois de niveau collégial est de plus en plus forte. Ce sont donc des « parcours gagnants vers l’emploi », gagnants pour les individus, les entreprises et la société en général. Ne pas répondre à ces besoins, ajoute la Fédération des cégeps, c’est pénaliser les individus, c’est maintenir des coûts sociaux élevés liés à l’assurance-emploi et à la sécurité du revenu, c’est aussi contribuer à l’accroissement des pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs d’avenir.

Quoi qu’il en soit, l’injection de ces 20 millions dans le budget des cégeps permettront tout juste de rétablir l’offre de programmes à un niveau acceptable pour cette année. Ils ne permettront pas d’offrir une réponse à tous les autres nouveaux besoins, très nombreux, qui sont exprimés aux collèges. Une nécessité dont il faudra absolument tenir compte lors du budget gouvernemental pour 2000-2001, conclut la Fédération des cégeps.

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Source : Viviane Fiedos
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