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L’année 1999-2000 doit marquer la reprise du développement dans le réseau collégial public, affirme la Fédération des cégeps

Montréal, le 23 août 1999 – « L’année collégiale 1999-2000 doit être synonyme de progression et marquer d’un nouvel élan, après des années de profonds changements pédagogiques et de restrictions budgétaires, l’enseignement collégial public », affirme le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, à l’occasion de la rentrée qui a lieu aujourd’hui dans la plupart des établissements du réseau. « La formation collégiale correspond mieux que jamais à ce qu’on attend d’elle mais les besoins sont nombreux et nous devons reprendre un développement soutenu, ajoute-t-il. Le ministre de l’Éducation doit nous appuyer en ce sens, notamment en assurant à notre réseau le réinvestissement nécessaire. »

Renouveler les conventions collectives du personnel des cégeps

La Fédération des cégeps est bien consciente du fait que la négociation engagée pour le renouvellement des conventions collectives entre les directions de collège et le gouvernement d’une part, et l’ensemble du personnel des cégeps d’autre part, place cette rentrée dans un climat particulier. Des moyens de pression ont été mis en œuvre la semaine dernière pour ralentir la remise des horaires aux étudiants — cette remise s’est quand même déroulée normalement — et des piquetages symboliques ont eu lieu ce matin dans certains établissements.

Mais la Fédération reste convaincue que la négociation doit se poursuivre, comme le recommandent tous les rapports de médiation déposés cet été. L’objectif des collèges, rappelle-t-elle, est de faire en sorte que l’organisation du travail soit mieux adaptée à l’organisation pédagogique, qui a beaucoup changé avec la réforme de l’enseignement collégial, donnant plus de souplesse à chaque établissement. La Fédération souhaite qu’à toutes les étapes ultérieures de cette négociation, quelle que soit la position des parties en présence, l’intérêt des étudiants soit pris en compte au premier chef.

Une priorité : augmenter la réussite éducative

Parmi les grands dossiers de cette année 1999-2000, la mise en œuvre du projet adopté au printemps dernier par les collèges pour faire augmenter la réussite éducative et les taux de diplomation sera particulièrement exigeante. À partir de cet automne, chaque établissement devra se doter d’un plan d’action institutionnel accordant la priorité à cet objectif. Les collèges devront instaurer de nouvelles mesures de soutien pour les étudiants faibles — pédagogie de la première session, équipes d’encadrement multidisciplinaires, nouvelles approches pédagogiques pour les garçons — et consolider celles qui existent déjà : accueil et intégration, valorisation du diplôme, centres d’aide, etc.

Les collèges pourront s’appuyer sur un comité de suivi de la Fédération des cégeps qui leur proposera des taux de diplomation à atteindre dans des délais déterminés. Mais ils devront pouvoir compter aussi sur l’engagement de leur personnel, au premier chef de leurs enseignants, et sur les ressources financières nécessaires. Par ailleurs la Fédération des cégeps a l’intention de mettre en place, dès cette année, un observatoire de la réussite et de la diplomation au collégial, chargé de suivre l’évolution de la situation dans le réseau.

Développer la formation technique

L’augmentation du nombre de diplômés est tout spécialement urgente dans les domaines scientifiques et techniques. C’est pourquoi la Fédération des cégeps vient de s’adresser au ministre de l’Éducation pour lui demander d’accorder de nouvelles autorisations de programme aux collèges dans les domaines en pénurie de main-d’œuvre ou dans ceux qui offrent des taux de placement supérieurs à 90 %, en haute technologie notamment. Elle lui demande aussi d’instaurer les mesures nécessaires pour permettre aux collèges de rationaliser l’ensemble de leur carte des programmes techniques. La demande du marché du travail est forte pour les techniciens et les techniciennes et le développement de la formation technique, un secteur stratégique pour l’économie québécoise, est une nécessité.

Par ailleurs, l’intensification des liens avec le monde du travail est un objectif essentiel des collèges et la Fédération poursuivra le partenariat qu’elle a établi avec la Chambre de commerce du Québec. Un premier « Rendez-vous de l’emploi et de la formation », organisé conjointement par les deux organismes à l’intention des entreprises et des établissements d’enseignement supérieur, aura lieu à Montréal le 15 septembre prochain.

Faciliter la formation de la main-d’œuvre

Les difficultés budgétaires d’Emploi-Québec ont eu des effets catastrophiques sur l’offre de formation continue dans les collèges, qui ont dû annuler cet automne la plupart des cours financés l’an dernier par cet organisme. Le déblocage de 40 millions de dollars par la ministre du Travail et de l’Emploi devrait améliorer la situation, à condition que les collèges reçoivent les sommes nécessaires pour rétablir les cours. Mais il ne permettra pas de répondre aux nouveaux besoins des adultes, qui sont très nombreux. Selon la Fédération des cégeps, les collèges doivent pouvoir offrir d’autres programmes courts, particulièrement dans les secteurs en pénurie de main-d’œuvre. Elle réclamera pour cela un meilleur financement en provenance d’Emploi-Québec, mais aussi du ministère de l’Éducation, qui subventionne une partie de la formation continue et dont les modes de financement limitent l’offre des attestations d’études collégiales.

Assurer le financement nécessaire

Malgré une gestion très rigoureuse, le réseau collégial public a vu sa santé financière se dégrader de façon inquiétante à cause des compressions. Au point que, l’an dernier, 23 établissements ont dû déposer des prévisions budgétaires déficitaires, ce qui n’était jamais arrivé auparavant dans le réseau. Et que cette année encore, même si les compressions sont terminées, une quinzaine d’entre eux au moins se retrouvent dans la même situation. Le respect de son engagement par le gouvernement, qui a annoncé le début du réinvestissement en éducation, est donc vital pour les collèges, qui ont besoin d’une injection substantielle de nouvelles ressources financières — 250 millions de dollars d’ici la fin de l’actuel mandat gouvernemental.

Ces nouvelles ressources seront consacrées en priorité à la réussite éducative, aux bibliothèques, à la formation technique, aux technologies de l’information et des communications, à la recherche pédagogique, à la préparation de la relève enseignante. La Fédération des cégeps mène actuellement des travaux pour chiffrer avec précision chacune de ces cibles de réinvestissement, en prévision du budget 2000-2001, travaux qu’elle rendra publics un peu plus tard cet automne.

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Source : Viviane Fiedos
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