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Dossier scolaire et motivation : une influence déterminante pour réussir au collégial

Montréal, le 14 juin 1999 – Les engagements des collèges pour favoriser la réussite et augmenter leur nombre de diplômés s’appuient sur une analyse présentée en première partie du document La réussite et la diplomation au collégial, des chiffres et des engagements, publié ce matin par la Fédération des cégeps. Du portrait global qui y est tracé, on peut retenir un certain nombre de constats.

  • Le taux moyen de réussite aux cours progresse depuis 1997 : de 83,7 % à l’automne 1997, il est passé à 85,4 % à l’hiver 1998, ce qui représente une hausse de 1,7 %. De 1990 à 1996, il s’élevait à un peu plus de 80 %. Le taux de réussite aux cours est plus élevé chez les étudiants du secteur technique (83 % en 1996) que chez ceux du secteur préuniversitaire (81 % la même année).
  • Le taux de diplomation connaît des fluctuations importantes, selon les cohortes, depuis 1980 — on ne peut donc pas affirmer qu’il est en baisse. Il est plus élevé au secteur préuniversitaire (70 %, cinq ans après la première inscription) qu’au secteur technique (de 52 % à 62 %, selon la cohorte, huit ans après la première inscription). Le taux de diplomation au collégial est comparable à celui du premier cycle universitaire au Québec, qui varie de 64 % à 67 % après cinq ans, selon les cohortes, et à celui du secondaire, qui est de 73,5 % pour le D.E.S. après onze ans.

Plus la moyenne est élevée au secondaire, mieux on réussit au collégial

La préparation des étudiants à leur arrivée au collégial est inégale : environ 30 % d’entre eux ont une moyenne au secondaire inférieure à 70 %. Or, plus la moyenne au secondaire est élevée, meilleures sont les chances de réussir au cégep et d’y obtenir un diplôme. Parmi les étudiants qui ont commencé leur cégep à l’automne 1990, 93,5 % de ceux qui avaient une moyenne au secondaire de 80 % et plus ont obtenu leur diplôme d’études collégiales (D.E.C.) au secteur préuniversitaire après cinq ans, contre seulement 52,4 % pour ceux qui avaient une moyenne au secondaire de 60 % à 69 %. Du côté du secteur technique, 88,2 % de ceux qui avaient une moyenne au secondaire de 80 % et plus ont obtenu leur D.E.C. après cinq ans, contre seulement 48,9 % pour ceux qui avaient une moyenne au secondaire de 60 % à 69 %.

Des écarts similaires sont observés lorsqu’on examine la composition du dossier scolaire au secondaire. Parmi les élèves qui sont entrés au cégep depuis le début des années 90, ceux qui avaient déjà l’équivalent du « D.E.S. plus », c’est-à-dire qui avaient réussi davantage de cours de base en mathématiques notamment, ont des taux de diplomation largement supérieurs à ceux qui ne présentaient pas le même profil. Parmi les étudiants qui sont entrés au collégial en 1991, ceux ayant un « D.E.S. plus » ont un taux de diplomation de 78,9 % après quatre ans au secteur préuniversitaire, contre 46,7 % pour les autres étudiants. Au secteur technique, le taux de diplomation est de 67,6 % après cinq ans avec le « D.E.S. plus » et, sans celui-ci, de 42,2 % seulement. Le « D.E.S. plus », qui est obligatoire depuis 1997 pour être admis au collégial, constitue donc un atout indéniable.

Un mandat d’orientation

Pour apprécier les taux de diplomation au collégial, il est très délicat de s’appuyer uniquement sur la durée dite « normale » des études. En effet, les cégeps accueillent des étudiants et des étudiantes dont l’orientation scolaire est souvent mal définie : seulement 20 % des élèves ont un projet scolaire relativement précis; 50 % d’entre eux sont en recherche d’orientation; les autres ne savent pas précisément pourquoi ils sont au collège. Les changements de parcours qui peuvent s’ensuivre — un étudiant sur trois change de programme au collégial — entraînent forcément une prolongation des études et, dans bien des cas, des difficultés à obtenir le diplôme. Parmi les étudiants qui ont commencé leur cégep en 1990, ceux qui ont changé de programme ont décroché leur diplôme dans une proportion de 49,8 % après cinq ans, contre 73,2 % pour ceux qui n’en ont pas changé.

Si l’on considère la durée « normale » des études — deux ans au secteur préuniversitaire et trois ans au secteur technique — , le taux de diplomation au collégial varie de 30 % à 38 % au secteur préuniversitaire et de 25 % à 36 % au secteur technique.

Les filles réussissent davantage

L’étude de la Fédération des cégeps fait également ressortir les écarts entre les taux de réussite et de diplomation des filles et ceux des garçons, toujours en faveur des premières, même avec des moyennes identiques au secondaire. Au secteur préuniversitaire, le taux de diplomation des filles est supérieur de 11 % à celui des garçons, et de 13 % à 15 % au secteur technique.

À quoi est liée la réussite?

L’étude de la Fédération des cégeps cite d’autres facteurs qui agissent sur la réussite scolaire : certains sont plus étroitement associés à l’étudiant lui-même — le temps consacré à l’étude, la motivation, la conception de la réussite et la manière dont s’effectue la transition secondaire-collégial —, alors que d’autres relèvent de la formation : cohérence des programmes d’études et qualité de l’intervention pédagogique. Par ailleurs, le travail rémunéré au secondaire a des effets sur le taux de réussite au premier trimestre d’études collégiales, en particulier chez les étudiants les plus faibles. On remarque enfin que les activités parascolaires constituent un appui important à l’engagement dans les études.

Des mesures de soutien à la réussite

Les collèges ont mis en place, depuis des années, un éventail de mesures pour soutenir la réussite de leurs étudiants et de leurs étudiantes. Le document de la Fédération des cégeps en fait la recension, à partir des résultats d’un sondage auquel 41 collèges, sur une possibilité de 47, ont répondu.

Les 41 collèges répondants organisent des activités de soutien à la réussite avant l’entrée au collège, en majorité des rencontres avec les élèves dans les écoles secondaires, qui visent à présenter aux élèves et à leurs parents les exigences des études collégiales, les caractéristiques des programmes et les services offerts, et à dépister les élèves à risque. Parmi les collèges qui ont des mesures pour favoriser la transition secondaire-collégial, la majorité d’entre eux (37 établissements) organisent des activités d’accueil par programme, et 33 un atelier d’initiation à la recherche en bibliothèque. Enfin, la plus répandue des mesures de soutien en cours de cheminement est le centre d’aide en langue d’enseignement (anglais ou français) : tous les établissements en ont un.

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Source : Viviane Fiedos
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