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La Fédération des cégeps réagit avec un grand étonnement au discours de la Fédération étudiante collégiale du Québec

Montréal, le 22 septembre 1998 – La Fédération des cégeps reçoit avec une grande surprise le discours de la Fédération étudiante collégiale du Québec, qui relie le lancement de sa campagne de boycott des signatures des registres de présence dans les cégeps à la volonté de « lutter contre la Fédération des cégeps ». Elle comprend mal l’objectif de cette campagne, qui avait d’abord été présentée comme un moyen de lutter contre les compressions budgétaires.

La Fédération des cégeps considère que le projet de boycott des signatures dans les collèges est un moyen inadéquat, qui touchera en premier lieu les établissements eux-mêmes. Les cégeps ont l’obligation de transmettre au ministère de l’Éducation le nombre exact d’étudiantes et d’étudiants inscrits à temps plein à la session d’automne après la date officielle d’abandon, le 20 septembre. Ces données sont un des éléments essentiels à partir desquels le ministère établit la subvention exacte que chaque établissement doit recevoir lors d’un prochain exercice financier. S’il y a boycott des signatures, les cégeps devront trouver d’autres façons de comptabiliser leur population étudiante, ce qui pourrait entraîner pour eux des coûts supplémentaires.

La Fédération des cégeps s’étonne donc du choix de ce moyen, tout à fait contradictoire avec l’objectif de départ, même si elle demande elle aussi au gouvernement de mettre un terme aux compressions budgétaires. Tout au long de la dernière année, et encore récemment à l’occasion de la rentrée collégiale, la Fédération a rappelé la nécessité de réinvestir en enseignement supérieur et dans les collèges. Elle l’a fait en collaboration avec d’autres partenaires du milieu de l’éducation, et c’est toujours en ce sens qu’elle entend poursuivre ses actions.

Le point sur les frais exigés des étudiants

La Fédération des cégeps rappelle par ailleurs que le montant des frais demandés pour les activités complémentaires à l’enseignement (les « frais afférents ») est réglementé par le ministère de l’Éducation, qui l’a fixé à 110 $ par an il y a déjà plusieurs années, tout comme les droits d’inscription, limités à 40 $ par année. Chaque collège doit, avant de pouvoir prescrire ces frais, faire adopter un règlement par son conseil d’administration et le faire approuver par la ministre de l’Éducation.

Pour ce qui est des autres frais qui peuvent être demandés aux étudiants, ils correspondent au coût de certains actes administratifs (2e copie du bulletin scolaire, de l’horaire ou du diplôme, par exemple, choix de cours en retard, etc.) ou encore à certains services généraux (stationnement, accès à une ligne Internet en dehors des cours, etc.) que les collèges ont de moins en moins de marge pour assumer à partir de leurs budgets réguliers.

Chaque établissement du réseau décide du montant et de la nature de ces frais administratifs, qui sont donc variables d’un établissement à l’autre. En vertu des modifications apportées à la Loi sur les collèges l’an dernier, les collèges devront aussi, à partir du 1er janvier 1999, faire adopter par leur conseil d’administration un règlement portant sur cette catégorie de frais — ce qu’ils n’étaient pas tenus de faire jusqu’à présent — et le transmettre à la ministre de l’Éducation.

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Source : Viviane Fiedos
Téléphone : (514) 381-8631
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