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Il faut réinvestir dans l’éducation, affirme la Fédération des cégeps. La moitié des cégeps ont déposé un budget déficitaire pour 1998-1999, une première dans l’histoire du réseau

Montréal, le 22 août 1998 – « L’éducation est un puissant outil de développement et elle doit se retrouver tout en haut des priorités retenues par chacun des partis politiques » : c’est le message qu’a lancé ce matin le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, lors d’une conférence de presse, à l’ensemble de la classe politique du Québec. Devant la perspective de plus en plus probable d’une campagne électorale dans les prochains mois, M. Boucher a tenu à rappeler l’importance de garder une vision d’ensemble des enjeux les plus importants et de donner toute sa place à l’éducation. « Mais il faut cibler les interventions : la première chose dont le système d’éducation a besoin, à l’heure actuelle, c’est que l’on mette un terme aux compressions et que l’on réinvestisse », a-t-il ajouté.

Une situation financière qui continue de se dégrader

Alors que le réseau collégial public avait toujours réussi, malgré des compressions énormes, à déposer des prévisions budgétaires équilibrées, il a dû lui aussi cette année, pour la première fois de son histoire, emprunter la voie du déséquilibre budgétaire : au moins 23 cégeps sur 48, soit près de la moitié du réseau, ont déposé un budget déficitaire pour 1998-1999. « La dégradation financière continue, a souligné le président-directeur général de la Fédération des cégeps. Les états financiers du 30 juin 1997 avaient déjà montré qu’en dépit de leurs efforts 26 collèges avaient présenté un bilan déficitaire, générant pour la première fois, dans le réseau collégial public, un déficit de fonctionnement de 3,6 millions de dollars. Cette fois-ci, même les prévisions sont déficitaires. Et on ne sait pas encore ce que révéleront les états financiers pour l’année qui vient de se terminer… »

Les compressions absorbées par le réseau collégial public depuis 1992-1993 totalisent 265,5 millions de dollars. L’an dernier, les cégeps ont combattu avec acharnement la perspective d’une coupure de 80 millions, affirmant sans relâche qu’ils avaient atteint le minimum acceptable en matière de services offerts aux étudiants. Le gouvernement a finalement imposé au réseau une réduction budgétaire de 56,5 millions de dollars pour 1998-1999 : 20 millions dans le budget de fonctionnement, le reste devant être récupéré cette année à travers différentes mesures d’économie liées entre autres à l’augmentation de la réussite. Mais le problème est loin d’être réglé. Les cégeps sont financés à 90 % par l’État, leurs ressources sont consacrées à 82 % à la masse salariale de leur personnel syndiqué, ils n’ont pas de pouvoir de taxation et n’exigent pas de droits de scolarité.

Un appel à la classe politique

Selon le président-directeur général de la Fédération des cégeps, les effets des coupures imposées aux établissements d’enseignement ont été aussi graves que dans le secteur de la santé. Le gouvernement atteindra le déficit zéro dès son prochain exercice budgétaire, il a déjà réinjecté plusieurs centaines de millions de dollars dans la santé. « Le même bon sens doit prévaloir pour l’éducation, pour l’enseignement supérieur et pour les collèges, a affirmé M. Boucher. Nous nous battrons vigoureusement pour que l’État réinvestisse dans l’enseignement collégial. Nous attendons de la classe politique qu’elle prenne ses responsabilités à cet égard, et nous serons extrêmement vigilants. »

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Source : Viviane Fiedos
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