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La Fédération des cégeps reçoit très favorablement le rapport du groupe de travail sur le curriculum du primaire-secondaire et les orientations annoncées aujourd’hui par la ministre de l’Éducation

Montréal, le 26 juin 1997 – Le rapport du groupe de travail sur la réforme du curriculum du primaire-secondaire répond aux attentes de la population et les orientations retenues aujourd’hui par la ministre de l’Éducation, Mme Pauline Marois, visent juste : le renforcement de la formation de base et son recentrage sur les matières essentielles, le rehaussement des exigences et la valorisation de l’effort, la multiplication des voies de sortie et l’intégration d’une perspective de formation continue d’un bout à l’autre du curriculum sont « des éléments indispensables pour le succès de la réforme de l’éducation », selon le président-directeur général de la Fédération, M. Gaëtan Boucher.L’harmonisation des exigences pour obtenir le diplôme d’études secondaires avec les conditions d’admission au cégep, qui sont plus élevées depuis cette année, était particulièrement urgente pour éviter le phénomène d’un « D.E.S. à deux vitesses » (l’un donnant accès au cégep et l’autre pas). Nombre des changements proposés par le groupe de travail dans le contenu de la formation primaire et secondaire, attendus depuis longtemps, favoriseront une meilleure réussite des études supérieures, entre autres :

  • l’augmentation du temps consacré à l’enseignement de la langue maternelle au primaire et au secondaire,
  • l’enseignement de la langue seconde dès la troisième année du primaire et sa poursuite jusqu’en cinquième secondaire,
  • l’initiation à une troisième langue dès la troisième secondaire,
  • l’importance renforcée des mathématiques et des sciences et la place faite à la technologie,
  • la place faite à l’histoire dès le primaire et tout au long du secondaire,
  • l’importance accordée aux « compétences transversales » — intégration et transposition des connaissances, méthodologie, etc. — dans toutes les disciplines.

Selon la Fédération des cégeps, la disparition de certaines matières non essentielles au profit des matières de base était souhaitable, mais les interrogations sur le temps passé à l’école demeurent : « Le débat sur la nécessité d’augmenter ou non les heures d’enseignement et de remettre en question certaines autres matières, comme l’enseignement moral et religieux, n’a pas été tranché et il faudra y revenir », a noté le président-directeur général de la Fédération des cégeps. La Fédération insiste par ailleurs sur la nécessité d’accorder beaucoup plus d’importance à l’orientation des élèves et accueille avec intérêt la formule qui proposerait à chaque élève de se doter d’un « profil individuel de formation » (PIF) lui permettant de faire un meilleur choix de carrière. « Une telle approche ne pourrait que faciliter le cheminement scolaire des étudiants au collégial et avoir un effet positif sur les taux de diplômés », selon M. Boucher.

Enfin, la Fédération des cégeps partage le point de vue du groupe de travail selon lequel les enseignantes et les enseignants du primaire-secondaire devraient participer davantage à l’élaboration et la mise en œuvre des programmes d’études. Elle accueille avec intérêt l’hypothèse évoquée par le groupe de travail de créer un « organisme d’innovation pédagogique au service des enseignants et des enseignantes », organisme qui devrait selon elle couvrir non seulement le primaire-secondaire mais l’ensemble du réseau de l’éducation.

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Source : Viviane Fiedos
Téléphone : (514) 381-8631
Cellulaire : (514) 953-5983
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