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Les dispositions prévues pour les prestataires de 18 à 25 ans dans le livre vert sur la sécurité du revenu ne sont pas acceptables, selon la Fédération des cégeps, qui juge pourtant favorablement l’ensemble du projet de réforme

Montréal, le 11 mars 1997 – Bien qu’elle formule un jugement d’ensemble favorable sur le projet de réforme de la sécurité du revenu, la Fédération des cégeps s’oppose vivement à la mesure qui forcerait les prestataires de 18 à 25 ans à s’inscrire, dès l’application du nouveau régime et sous peine de pénalité financière, dans une démarche active d’intégration sociale et professionnelle, alors que les autres prestataires garderaient un libre choix. « Il s’agit là d’une disposition discriminatoire et inéquitable, qui détonne complètement avec la vision et les principes de la réforme », a déclaré ce matin le président-directeur général de la Fédération des cégeps, M. Gaëtan Boucher, devant les membres de la Commission parlementaire des affaires sociales.

Outre le fait que l’efficacité des pratiques cœrcitives est loin d’avoir été démontrée, la Fédération des cégeps considère que le fait d’imposer cette mesure uniquement aux 18 à 25 ans ne fera que renforcer les préjugés sociaux sur la jeunesse, pourtant frappée durement par les conséquences de la crise. Une proposition véritablement novatrice consisterait plutôt à s’occuper en toute priorité de l’insertion professionnelle des jeunes de 16 à 18 ans qui ont quitté l’école, qui n’ont pas d’emploi, et qui constituent « des candidats à court terme à la sécurité du revenu », affirme-t-elle.

Le succès de la réforme dépendra aussi de la création d’emplois

La Fédération des cégeps, qui regroupe les 48 collèges publics du Québec, approuve par ailleurs les orientations générales prises par le gouvernement à travers son projet de réforme. « Il est grand temps, affirme-t-elle, de mettre le système québécois de protection du revenu en accord avec la réalité ». La Fédération est d’accord avec l’intention de transférer une partie des ressources actuellement consacrées aux mesures passives à des mesures de soutien actives, ce qui devrait favoriser la réinsertion professionnelle des prestataires de la sécurité du revenu aptes au travail.

La volonté de traiter également, sans considération du statut par rapport à l’emploi, des personnes et des familles ayant des conditions économiques analogues, est aussi très légitime, selon la Fédération des cégeps : « Il est important que, dans une société, le travail salarié soit plus attrayant que la sécurité du revenu », écrit-elle dans son mémoire. La Fédération insiste toutefois sur le fait que toutes les mesures prévues dans la réforme, « si nécessaires et si efficaces soient-elles, n’auront leur plein effet que s’il y a création d’emplois ».

Oui à l’intégration des services, en collaboration avec les partenaires

Enfin, la Fédération des cégeps souscrit à l’intention d’organiser de façon intégrée les services publics de l’emploi. Une seule porte d’entrée est souhaitable pour les bénéficiaires de la sécurité du revenu et pour les prestataires de l’assurance-emploi, précise-t-elle, à la condition que l’on distingue bien ces deux types de clientèle et que l’on offre à chacune des programmes adaptés.

Le président-directeur général de la Fédération a également rappelé l’importance d’associer de très près les partenaires nationaux du marché du travail, les groupes communautaires et le milieu de l’éducation à la mise en œuvre de la réforme. Ces partenaires, réunis au sein du conseil d’administration de la Société québécoise de développement de la main-d’œuvre, devraient exercer un rôle décisionnel pour toutes les questions concernant la programmation et la livraison des services liés aux mesures actives de formation de la main-d’œuvre, tandis qu’une structure ministérielle prendrait en charge les mesures passives.

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Source : Viviane Fiedos
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