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Réaction de la Fédération des cégeps au dépôt du budget

Aucune mesure ne permet d’alléger le fardeau financier des cégeps, qui ont devant eux non pas un, mais deux ans d’efforts budgétaires difficiles

Montréal, le 25 mars 1997 – Le budget 1997-1998 déposé cet après-midi par le ministre d’État de l’Économie et des Finances, M. Bernard Landry, ne contient aucune mesure susceptible d’alléger le fardeau financier des cégeps, à qui le gouvernement vient d’imposer non pas une, mais deux années d’efforts budgétaires considérables. C’est ce qu’a indiqué aujourd’hui la Fédération des cégeps, rappelant avec inquiétude que la compression annoncée la semaine dernière pour 1997-1998 n’est en effet que la première partie de l’effort exigé, l’autre ayant été reportée à l’année suivante. Les cégeps savent donc déjà qu’ils devront « couper » deux fois 70 millions de dollars au moins, soit 140 millions en tout, d’ici 1998-1999. C’est là l’équivalent, en deux ans, de ce qu’ils ont absorbé au cours des cinq dernières années.

« Contrairement à ce que l’on pourrait penser et espérer, le pire est encore devant nous, a déclaré le président-directeur général de la Fédération, M. Gaëtan Boucher. La réduction des coûts de main-d’œuvre qui s’appliquera en 1997-1998 devrait aider les cégeps à absorber le premier choc en sabrant le moins possible dans les services directs aux étudiants — même si ces services ne pourront pas être épargnés par les « coupures ». Mais nous ne savons pas du tout comment nous pourrons bien y arriver en 1998-1999. Il faudra absolument, au cours des prochains mois, se remettre à l’ouvrage pour trouver des solutions », a-t-il ajouté.

Le budget des cégeps est consacré à 80 % à la masse salariale du personnel syndiqué. Les 20 % qui restent servent à assumer les dépenses courantes, le salaire du personnel non syndiqué, et tous les services de soutien à l’enseignement, qui ont déjà souffert des compressions successives : les bibliothèques, les laboratoires, le soutien pédagogique, les ressources technologiques, les services d’orientation, l’aide à l’apprentissage, etc. À moins de compromettre très gravement ces services ou de mettre en question leur équilibre financier — la loi leur interdit le déficit —, les cégeps ne pourront pas faire porter cette seconde compression uniquement sur cette partie du budget. Déporté d’une année, leur problème financier reste donc entier.

Pour ce qui est de l’année 1997-1998, la Fédération des cégeps rappelle que les cégeps auraient préféré signer des ententes sur la réduction des coûts de main-d’œuvre avec tous les représentants de leur personnel enseignant. Cela a été le cas avec la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (F.E.C.) et avec la Fédération autonome du collégial (F.A.C.), mais pas avec la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (F.N.E.E.Q.). « Ces ententes montrent qu’il est possible de convenir ensemble des moyens à privilégier pour atteindre les objectifs financiers », a souligné M. Boucher. La Fédération des cégeps a invité hier la F.N.E.E.Q. à reprendre le dialogue.

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Source : Viviane Fiedos
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